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 Premier Congrès de l’entrepreneuriat agroalimentaire en Haïti

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Sasaye
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Premier Congrès de l’entrepreneuriat agroalimentaire en Haïti Empty
MessageSujet: Premier Congrès de l’entrepreneuriat agroalimentaire en Haïti   Premier Congrès de l’entrepreneuriat agroalimentaire en Haïti EmptyJeu 11 Déc 2008 - 0:11

***Ouverture ce mardi à la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV) à Damiens du premier Congrès de l’entrepreneuriat agroalimentaire en Haïti.

Jusqu'au 11 décembre, des spécialistes français, africains et haïtiens, des entrepreneurs de la place, des étudiants participeront aux discussions pour déblayer le terrain, analyser la situation présente, identifier les atouts et les contraintes à la modernisation du sous-secteur, et proposer des voies d’amélioration possibles.

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Soumis par Ophny N. CARVIL
Vice Doyen à la Recherche
Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire
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Un peu plus de vingt ans aujourd’hui, le secteur de l’agro-industrie en Haïti était relativement prospère.

On y comptait des usines de fabrication d’huiles comestibles, des ateliers d’extraction d’huiles essentielles, des sucreries, des manufactures de mantéques, de sauces et pâtes de tomate, de pâtes alimentaires, des distilleries, des guildiveries… etc.

Le secteur secondaire contribuait pour beaucoup dans le calcul du PIB et le sous-secteur de l’agroalimentaire, particulièrement actif permettait de couvrir une fraction importante de la demande de la population en produits
agricoles transformés.

Cette prospérité fragile qui s’était bâtie sur un marché fermé, sous l’œil condescendant d’un état protecteur, s’est progressivement estompée en raison de facteurs divers tant conjoncturels que structurels.

En effet, les turbulences sociales, l’instabilité politique, la faiblesse des institutions, l’insécurité dans sa globalité, une certaine forme d’anarchie sciemment entretenue par des secteurs politiques, ont très malheureusement contribué à la fuite des investisseurs vers des cieux plus cléments ou leur reconversion dans le commerce.

En plus, les accords et conventions signés par la République d’Haïti pour se conformer aux nouvelles règles du système économique mondial, se sont soldés par un désengagement souvent trop brutal de l’état particulièrement dans l’agriculture, pourvoyeuse de matières premières pour l’agro-industrie.

Aussi, dès le début des années 1980, a-t-on assisté à une augmentation croissante des importations en produits alimentaires allant du lait au chocolat en passant par les boissons gazeuses, voire le beurre d’arachide ou les confitures de fruits.

Cette situation témoigne d’un net recul du secteur privé formel sur un marché libéralisé à outrance, désormais livré aux règles de la concurrence et ou la compétitivité-prix ou hors prix ne joue pas toujours en faveur des entreprises nationales.

Aujourd’hui, on assiste à l’émergence à coté des survivants du secteur formel d’une autre classe d’investisseurs représentés par des ateliers de transformation de fruits, des producteurs de jus, de confiture et marmelade, de lait stérilisé, de yaourt, de boissons fermentées…etc. Les statistiques concernant ces activités manquent encore.

Toutefois, elles génèrent des revenus, créent des emplois, confèrent de la valeur ajoutée et constituent un stimulus pour la production agricole en amont.

Tenant compte de ces considérations, le nouveau secteur de l’agroalimentaire ainsi reconstitué devait être au centre de la politique de relance de la production nationale prônée par l’exécutif depuis les émeutes d’avril.

De par le dynamisme qui s’en dégage et ses énormes potentialités, l’agroalimentaire devait bénéficier d’une attention particulière de la part des décideurs tant politiques que techniques de ce pays. En fait, malgré leur foisonnement, les produits sortis de cette industrie ont encore du mal à se créer une place sur le marché interne, car incapable de tenir la concurrence des produits importés.

De plus, faute d’institutions agréées de contrôle de qualité dans le pays, ils ont encore plus de mal à pénétrer les
marchés internationaux.

Il importerait donc de fournir à ce secteur un appui à la fois technique et scientifique en lui permettant notamment de
recruter des cadres qualifiés, capables de dépasser les recettes centenaires, de fournir au public des saveurs et goûts nouveaux tout en respectant les normes et standards de qualité et ayant une bonne connaissance des différents marché.

Faudra-t-il mettre en place des unités Recherche et Développement ?

Envisager la création de laboratoires de contrôle de qualité agréés ou certifiés par les pays partenaires ?

Encourager la vulgarisation du Code des Investissements voté en 2002 par le parlement haïtien ?

Sur quels facteurs faudra-t-il agir?
Quelles contraintes faudra-t-il lever pour permettre à ce
sous-secteur de passer des procédés de fabrication artisanaux incertains à des techniques de production modernes, standards, éprouvées ?
Bref comment parvenir à rendre compétitif l’agroalimentaire haïtien ?

C’est pour trouver réponses à ces questions et à d’autres encore plus cuisantes que la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV) organise du 9 au 11 décembre prochain le premier Congrès de l’entrepreneuriat agroalimentaire en Haïti.

Au cours de ces trois jours, des spécialistes français, africains et haïtiens, des entrepreneurs de la place, des étudiants participeront aux discussions pour déblayer le terrain, analyser la situation présente, identifier les atouts et les contraintes à la modernisation du sous-secteur,
et proposer des voies d’amélioration possibles.

A cette phase des débats, il est important de souligner qu’il ne s’agira pas d’un simple exercice intellectuel ou chacun viendra faire valoir ses arguments, partir et oublier, mais plutôt d’un forum dont nous espérons sortir avec des engagements fermes des décideurs publics et privés pour
faire de l’agroalimentaire un outil moderne, le fer de lance de la reprise tant souhaitée de la production nationale.

Le Rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti et la FAMV voudraient profiter de cet espace pour présenter leurs remerciements aux institutions dont l’appui a été déterminant dans la préparation de ce congrès:
l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF),
le Service de Coopération et d’Action Culturelle
de l’Ambassade de France en Haïti (SCAC),
le Bureau de l’Ordonnateur National (BON),
et le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles
et du Développement Rural (MARNDR).
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