Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
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 Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye

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Rico
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MessageSujet: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptySam 14 Mar 2009 - 21:33



Banm map ba w men bol mwen

Plante pou sove la nati,
plante pou jwenn manje
Annou konsyantize peyizan yo
annou travay pou pwodiksyon nasyonal la
sekle, plante, rouze
Annou travay pou lendemen ti moun yo
pou yo pa mande kisa nou tap regle
kisa nou tap fè e latriye



Tèm an jeneral trete pa

Tropikana Dayiti


pou Kanaval 2009


Bonn ekout


Dernière édition par Rico le Lun 16 Mar 2009 - 21:46, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptySam 14 Mar 2009 - 22:10

Rico,

Bon bagay, kenbe di, pa moli.

Mete animasion. Se ti detay sayo kifè Forum Haiti No1 sur la toile web haitienne.
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyDim 15 Mar 2009 - 15:24

]

Se yon kèksyon yo san pitye
Yo san konsyans ,
Yo mechan
moun yo move moun
si mwen te konnen pa
ta monte kay sou tèra yo


Konplent Racine Mapou

Azor nan KANAVAL 2009
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyDim 15 Mar 2009 - 16:03



Boukman Eksperyans

Mesaj sou mesaj

Kanaval 2009

Repiblik banana

Nou chita ap bay piyay

Tout moun ap pran piyay


Men nan men pou n monte piro
Pa rale men w nan men m ,
Vann, vann , vann , vann
Nou pa gen anyen pou vann
Tann, tann, tann,tann
Nou toujou tounen pwa tann.....

Chita ap tann la charite

Komedi sou flop Wall Street ak sistèm neyo liberal
Ilistrasyon blan mannan ki vinn pran piyay
Ensitasyon pou reveye nou

Kite m peyi m mache

Ki jan w fè la
Sa wap fè la
Sipann bay piyay
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyDim 15 Mar 2009 - 21:53



Afia Mala, La Diva de la Musique Togolaise A Havana Cuba, Lonlon Vanvan 2009

Avec l'accompagnement de Orquesta Aragon





[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Afia Mala, la diva de la musique togolaise à Cuba
Le jeudi 19 février 2009.
Par Essi Gnaglom
Afia Mala, que l’on surnomme « la Princesse des rives du Mono », revient avec un 8ème album, intitulé Afia mala à Cuba, entièrement afro-cubain. Passionnée par la Salsa, la chanteuse togolaise n’a pas hésité à aller enregistrer avec l’orchestre Aragon dans le mythique studio Egrem, à Cuba. Interview.
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La Princesse des rives du Mono possède une voix émouvante. Elle nous fait découvrir à travers ses chansons son amour pour sa mère et son pays, les conditions des femmes et des enfants en Afrique, l’injustice et la paix. Nommée à différents prix musicaux, dont le Prix de la Découverte RFI pour sa chanson « Ten Hompte » (La Terre Noire) en 1984, Afia Mala a découvert sa vocation en 1974, lors d’un concert organisé au Palais des Congrès de Lomé (Togo) où elle a chanté devant près de 4 500 personnes. Elle nous a accordé un entretien.

Afrik.com : A quel point votre attirance pour la salsa a-t-elle influencé cet album ?

Afia Mala :
Entièrement. J’ai toujours été influencée par la salsa. J’ai toujours mis une touche de Salsa dans ma musique. L’Afrique de l’ouest a été bercée par la salsa. Quand remonte au temps de l’esclavage, les Africains qui sont partis dans différents pays de l’Amérique ont ramené un peu de leur culture ; et après il y a eu la colonisation d’où viennent les noms de famille Da silvera, De souza, etc, au Togo et au Bénin. Nous avons été bercés par cette musique afro-cubaine. Mes parents ont toujours écouté Aragon...

Afrik.com : Justement, vous avez enregistré dans le studio mythique Egrem de Cuba avec l’orchestre Aragon. Comment s’est faite cette rencontre ?


Afia Mala :
Je voulais aller aux sources de la musique salsa. La rencontre avec Aragon a été vraiment un miracle. Dans la vie lorsque que l’on souhaite très fort quelque chose, ça fini toujours par arriver. Je discutais avec un ami de mon envie de faire un album spécial salsa, et il m’a proposé d’aller le faire à Cuba car il connaissait bien les gens du pays, ainsi que l’orchestre Aragon. Imagine la joie que ça m’a provoqué ! Donc il m’a tout arrangé. C’était super. J’ai enregistré à La Havane, dans le légendaire studio Egrem où les plus grands artistes comme Franck Sinatra, Joséphine Becker, ont enregistré.

Afrik.com : De quoi parlez-vous dans cet album.
Afia Mala :


Je parle de l’amour d’un enfant pour sa mère, d’où le morceau « Maman » ; de la beauté de mon pays d’où le titre « Togo » ; de l’amour d’où les titres « Tétéva », qui veut dire Approche toi de moi, et « Lonlon vavan », qui signifie le grand amour en Mina (langue togolaise).

Afrik.com : Vous en êtes à votre 8ème album, comment expliquez vous votre succès ?
Afia Mala :
C’est un aboutissement. Beaucoup de travail. Ce disque se vend. Il n’y a que de bonnes critiques. Il vient d’avoir 3 T dans le magazine Télérama, et en plus c’est la seconde fois que nous sommes en rupture de stock. Que du bonheur !

Afia Mala : Lonlon Vanavan


Dernière édition par Rico le Dim 15 Mar 2009 - 22:44, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyDim 15 Mar 2009 - 22:25



CULTURE MUSICALE

Cha-cha-cha


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


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danseurs de cha-cha-cha



Le Cha-cha-chá est un genre musical inventé en 1954par le violoniste cubain Enrique Jorrin, de la charanga Orquesta America dans la première partie du morceau Engañadora (l'autre partie est un de mambo).



Le mot« cha-cha-chá» , qui désigne également une danse, n'apparaît que dans le morceau Silver Star, et provient du son produit par le frottement des pieds des danseurs sur le sol.

Enrique Jorrín, remarquant les difficultés des danseurs avec le modèle du danzón-mambo les pas ne sont pas marqués sur le temps, mais sur la musique décide de composer des mélodies moins syncopées. Les arrangements de l'orchestre, quant à eux, utilisent toujours la syncope.

Ce mélange - la mélodie sur le temps, et l'accompagnement sur le contretemps - est une caracteristique de ce nouveau genre, le cha-cha-chá.
Après la Engañadora, d'autres succès ont suivi : Antonio Sanchez (Yo sabía) ; Félix Reina (Angoa) ; Rosendo Ruiz (Rico vacilón, Los Marcianos) ; Rosendo Rosell (Calculadora) ; Richard Egües (El Bodeguero) ; Rafael Lay (Cero codazos). En 1961, Los Machucambos(France), ont connu le succès avec les cha-cha-chas Pepito (mi corazon) (repris par Bourvil) et Eso es el amor.


Le Cha-cha-chá était appelé également à son origine triple mambo. D'ailleurs, il succède à la mode du Mambo, mais devra affronter la concurrence du rock'n'roll, de la Bossa novaen 1958, puis de la pachanga en 1960.
Le Cha-cha-cha fait partie des danses de compétition dans la catégorie des danses latines. C'est-à-dire des danses où chacun peut ajouter ses propres figures en plus de celles recensées (à l'inverse des danses standard telles que la valse et le tango).
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyLun 16 Mar 2009 - 17:37




[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]ET PLUS

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le 25 juillet 1955, le fondateur du Conjunto Internacional, le maestro Nemours Jean-Baptiste, se heurta à un petit groupe de musiciens qui ne voulaient pas de lui. Ces derniers prétendaient que Nemours avait galvaudé notre danse nationale, avec une certaine musique basée essentiellement sur des rythmes folkloriques joués pour la galerie depuis les temps immémoriaux, tels que: radas, pétros, congo... En d'autres termes, bien avant l'arrivée du jazz dominicain el Tipico Cibaeno à Port-au-Prince, notre musique de danse (le compas) existait déjà dans nos montagnes, une musique popularisé par les paysans haïtiens dans l'île tout entière. Cette musique avait subi déjà certaines modifications quand des paysans coupeurs de canne sont revenus de Cuba avec certains instruments musicaux (le banjo, le tré, le manoumba ou maniboula). Nous sommes au début des années 20.

Plus tard, il y eut inconsciemment un grand brassage culturel entre ces deux peuples frères et, c'est à partir de tout cela que naquit dans notre milieu toute une pléiade de troubadours qui se produisent jusqu'à nos jours dans les bals champêtres.

Au premier abord c'est dans la basse (manoumba ou maniboula) que réside notre compas (un-deux), un rythme qui servait de base pour nos jeunes musiciens qui voulaient se faire connaïtre à l'extérieur.

A vrai dire, rien n'a changé dans la cadence du compas direct jusqu'à présent, et le musicologue Gérald Merceron, de son vivant, avait essayé en vain de l'expliquer à travers une étude (le shampa) malheureusement trop sophistiquée pour être comprise. On comprendra peut-être un beau jour. Depuis toujours, c'est le plein succès pour notre musique entraïnante : aux bals, aux night-clubs, un peu partout. N' était le grand génie inventif de Nemours Jean-Baptiste, cette musique serait encore dans les oubliettes. Et pourtant, jadis, dans les fêtes champêtres, à la campagne, on ne parlait que de ces musiciens troubadours.

A l'époque, on ne pouvait trouver que des musiciens anba tonnel faisant la navette dans presque tous les secteurs du pays, et spécialement dans le Sud entre Jacmel, Petit-Goâve, Aquin, Saint-Jean du Sud, Cavaillon, Anse-a- Veau, etc. en vue de créer une certaine ambiance dans les fêtes champêtres, pour égayer les bats dans les provinces. Qui dit fêtes champêtres dit aussi fêtes religieuses : Sainte-Anne, Saint-Joseph, Saint-Antoine, Vierge Altagrâce...

A la fin des années 30-40, Nemours, pour gagner sa vie honnêtement, prit son vieux banjo et son bâton de pèlerin pour découvrir le sud du pays, spécialement Les Cayes, tout en jouant de la musique. Pour aller jusqu'aux Cayes, surtout en camion-boîte, on pouvait passer toute une journée en route. Mais quand il pleuvait, on pouvait passer plus de huit jours avant d'y arriver. Incroyable mais vrai. Il a fallu attendre jusqu'à la fin de 1971, début 1972, pour que les dirigeants de ce pays fassent quelque chose afin que la route nationale No 2 soit praticable, pour le grand bien de la collectivité.

C'est en parcourant tout le sud du pays que Nemours jouant du banjo (sorte de guitare ronde), Destinoble Barrateau à la clarinette et un certain Tolerme, au tambour, arrivèrent à gagner ensemble leur vie avec la musique. Nemours observait attentivement Destinoble afin de lui voler son métier de clarinettiste. Sans perdre de temps, Destinoble passa au saxophone tout en inculquant quelques notions à Nemours Jean-Baptiste. C'est en retournant à Port-au-Prince que celui-ci reçut son baptême de feu. Il fit sa première grande apparition dans l'Ensemble Atomique où il joua de la guitare en compagnie du grand maître du saxophone, le maestro Webert Sicot qui lui enseigna sans complexe la vraie et la bonne maîtrise de l'instrument.

Comme tous les Loctamar du grand Maurice A. Sixto (vol. IV Madan Sinvilus), Webert Sicot et Nemours Jean-Baptiste prirent tous deux le chemin de Saut d'Eau (Vierge Miracles). Au moment même où l'ensemble Tipico Cibaeno faisait la pluie et le beau temps dans notre beau pays d'Haïti, la nécessite d'un changement s'avérait plus que nécessaire pour une jeunesse qui se cherchait. On réclamait une note typiquement locale; personne ne voulait de cette acculturation musicale. Théodore Beaubrun (Languichatte), dans son petit journal Rasoir, critiquait sévèrement le Tipico Cibaeno afin qu'il se retire du pays. Bref, à chaque carrefour de notre histoire, tout comme dans bien d'autres cas similaires, nous voulons parler de l'Ecole patriotique de 1836 quand la littérature haïtienne était menacée, la devise pour tous nos écrivains et poètes à l'époque était : «Soyons nous-mêmes autant que possible» C'est dans ce grand courant d'idées, utilisant le créole comme langue de la pensée dans notre littérature, que sortit la fameuse Choucoune, l'une des plus belles pièces poétiques de notre barde national Oswald Durand.
Ce fut la même chose pour Nemours. Il réfléchissait calmement sur le sort de la musique haïtienne quand il voyait évoluer sous une tonnelle un petit groupe de musiciens troubadours grenn siwel. Soudain, jaillit au-dedans de lui une douce fraîcheur comme si c'était un torrent pour cette musique de danse dite paysanne que l'on méprisait depuis si longtemps. Sur ce, il suggéra à ce grand génie que fut Webert Sicot de transformer cette musique folklorique entraînante : «Monche Sicot, avek mizik sa a, nou kab fè yon bagay!» Après quelques jours d'ambiance chez Madame la Vierge, ils laissèrent ensemble Saut d'Eau dans le but de revoir leurs anciens amis musiciens pour les inciter à regarder d'une manière lucide vers d'autres horizons, cette fois-ci avec de nouvelles idées.

Arrivé à la capitale, Nemours Fonda le Conjunto Internacional 25 juillet 1955. C'était à la place Sainte-Anne, à l'endroit ou se trouve actuellement la grande boulangerie Chez Maggy. On peut facilement deviner pourquoi Nemours avait choisi un 25 juillet pour former son ensemble. Le lendemain, c'est la fête de grand-mère sainte Anne. Il pouvait donc mieux fêter avec les amis. Pourquoi ce nom espagnol: Conjunto Internacional? Parce qu'avant même l’ère de Nemours Jean-Baptiste, les Haïtiens avaient toujours eu une très grande passion pour la musique espagnole en particulier. De polémique en polémique, un calvaire commença pour l'ensemble avec les autres orchestres traditionnels du terroir. Certains disaient constamment que celui-ci avait écrasé notre danse nationale juste pour faire place à une certaine musique qui n'était pas du tout nôtre. De quelle danse nationale parlaient-ils? Parce que cette dernière n'a tout simplement pas été arrangée à la manière des orchestres dominicains el Tipico Cibaeno ? Hélas, les critiques fusaient de partout... Seul le grand maestro Raoul Guillaume avait compris le bien-fondé de Nemours Jean-Baptiste. Raoul Guillaume disait une fois : «Si ‘m te genyen de pe piston Nemou yo, Walter Thadal et Thalès Jabouin nan jazz mwen an, mwen, ta sove»

Après ce vibrant hommage venu du grand maestro, Nemours fit sortir la très belle chanson tube Aux Calebasses kanpe avec la voix mélodieuse de Louis Lahens.

A Quelques années plus tard, le 22 août, Webert Sicot présenta sur les fonds baptismaux sa fameuse cadence rampas dénommé la Flèche d'Or d'Haïti. Cet ensemble musical devait se révéler tout de suite le rival du compas direct de Nemours Jean Baptiste.

Depuis lors, une polémique fructueuse naquit entre les deux compères pour le bien de la musique haïtienne. Mais d' où venait cette grande confusion entre ces deux chefs d'orchestre qui réclamaient à cor et à cri la création d'un nouveau rythme ? Aucun des jeunes musiciens, après Nemours, ne pouvaient donner une explication concernant cette musique qu'ils jouaient au jour le jour et dont ils étaient devenus de plus en plus routiniers. Cette confusion existait aussi dans le grand public. Nemours exécutait une musique basée uniquement sur le compas direct, mis à part la contredanse et le boléro. Webert Sicot, de son côté, exécutait non seulement la cadence rampas mais jouait aussi d'autres rythmes locaux tels que le pétro, le boléro, le rada
.
En fait, il n'y avait pas vraiment de grandes différences rythmiques entre les deux orchestres. Et quand Webert Sicot, au sommet de sa gloire, cria à tue-tête la supériorité de son rythme cadence rampas, il rappela à Nemours, dans une chanson polémique à succès, qu'il fut dans le passé le professeur du créateur du compas direct. Quelques années plus tard, au night-club Cabane Choucoune rempli comme un neuf, Nemours donna la réplique.

En principe, ils jouaient tous deux la même cadence. En d'autres termes, le compas direct et la cadence rampas sont deux frères siamois. Le maestro Webert Sicot, pour faire marcher sa cadence, au lieu de jouer en 1-2 avec sa basse comme son confrère Nemours, s'exécuta en 1-1-2 pour une même durée (soit deux cloches pour une noire). Malgré une flambée des groupes musicaux appelés communément «racines», le compas direct reste et demeure l'un des plus beaux rythmes dansants, une musique combinée d'une richesse inégalée et d'une simplicité sans pareille.
En toute vérité, Nemours Jean-Baptiste n'a jamais inventé le compas direct, musique ancestrale qui avait influencé nos frères dominicains qui créèrent une méringue haïtiano-dominicaine (Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme). En outre, par son génie musical inné, Nemours a orchestré ce rythme à la manière des orchestres dominicains. Le Conjunto Tipico Cibaeno, avec sa cadence (1-2), reste et demeure un rythme haïtien. Au départ, il l'a arrangé avec amour par une chance hors du commun, parce que son tambourineur favori, Coetzer Duroseau, ne pouvait battre d’autres rythmes à la mode, comme les autres percussionnistes du pays, seulement le compas, Toujou sou konpa. En fin de compte, Nemours a expliqué lors d'une interview accordée à Radio Métropole, comment il avait pu découvrir le compas direct, rythme commercial. C'est en allant à la fête de la Vierge miracle à Saut d'Eau qu'il put le découvrir en observant attentivement nos troubadours...

En matière d'innovation musicale, Nemours Jean-Baptiste restera toujours grave dans notre mémoire de peuple comme l'un des plus grands maestros que nous ayons eus jusqu'à présent. Hélas, comme beaucoup de nos artistes, il est mort esseulé, dans l'oubli et dans l'incompréhension. «Le génie n'a qu'un siècle, après quoi il faut qu'il dégénère.»
(source: Le compas direct, la vraie musique entraînante de tous les temps de Thony Louis-Charles)</I>


Dernière édition par Rico le Lun 16 Mar 2009 - 18:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyLun 16 Mar 2009 - 17:54



Historique du Compas Direct!


Nemours Jean-Baptiste ( 2 Février 1918 - 18 Mai 1985 )


La musique joue un rôle important dans l'existence de tout peuple, et chez les Haitiens, elle occupe une place prépondérante. Au milieu des décennies 50 dans la foulée d'une pleiade de musiciens innovateurs de l'époque, Nemours Jean-Baptiste, musicien créatif, chef d'orchestre va percuter l'âme haitienne et faire ressortir l'originalité du terroir en créant le rythme urbain "le Compas direct".
Depuis, ce rythme à deux temps vieux, de plus de 50 ans, a atteint un niveau très évolutif dans la société haitienne.


Par la suite, toute une génération de talentueux musiciens ont suivi les sillons tracés par ce musicien pionnier, pour perpétuer un mouvement musical qui inondera toutes les Caraïbes, l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Afrique. A la fin de la décennie des années 60, les orchestres tels que les Shleu-shleu, les Gypsies, les Difficiles, les Ambassadeurs ont remplacé les formations de Nemours et Sicot. Ces prolifiques groupes pour la plupart, appelés Mini-Jazz n'ont pas tardé à réhausser l'éclat de ce style musical combien apprécié par les mélomanes du monde entier.

L'Ensemble aux Calebasses

Depuis, plusieurs groupes musicaux et talentueux artistes haïtiens se sont émergés: les Skah Shah, Tabou Combo, Loups Noirs, DP Express, Frère Déjean, Coupé Cloué, Bossa Combo, Magnum Band, System Band Tropicana, Septentrional, la musique haïtienne exercera un véritable leadership dans les Caraïbes. Au point que les musiciens antillais durent fonder une association de défense des artistes locaux. Des musiciens très talentueux s'illustrèrent pendant deux décennies : Rosini Jean-Baptiste dit ti Manno, Gesner Henri (le roi Coupé) et les autres ont contribué au rayonnement et à l'évolution de cette musique dansante populaire qui reflète beaucoup les traits de la culture haïtienne.

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Nous ne pouvons non plus passer sous silence le fait que cette musique populaire a su à sa manière, participer à la lutte du peuple haïtien comme étant une courroie de transmission, et pendant longtemps, cette musique a été le seul moyen d'expression de tout un peuple vivant sous le joug dictatorial des Duvalier. Les textes sarcastiques des troubadours comme Manno Charlemagne (Jebede, 1979), Beethova Obas (Le chant de la liberté), la poésie tapageuse d'un Gérald Merceron feront trembler l'édifice duvaliériste.


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Les microssillons de Nemours Jean-Baptiste

Les générations se succèdent, mais le compas haïtien garde encore toute sa fraîcheur, au point de vue du rythme, de la cadence et de l'apport d'autres effets synthétiques des instruments informatisés utilisés par la nouvelle génération.
De 1955 à 2009, le compas direct a beaucoup progressé en termes de nuances et de bien d'autres innovations apportées par les nouvelles tendances. De Nemours Jean-Baptiste aux Tabou Combo, Skah Shah, (Timanno) etc. Ce style de musique inventé par le talentueux musicien haïtien,Nemours Jean Baptiste, a fait le bonheur du pays un peu partout à travers le monde. Cette année 2009, ramène le cinquante quatriième anniversaire du compas direct qui s'est révélé, une grande fierté nationale. Musiciens, artistes, promoteurs animateurs de radios et de vidéo-clips rendent un grand hommage à ce grand créateur.

Aux noces d'argent du Compas direct, Le maestro était déjà aveugle



Cependant ce rythme après 54 années ne figure toujours pas dans aucun dictionnaire français. Alors que le Zouk un « kata » dérivant du « rara haitien » également y figure en bonne place.

Le nouveau dictionnaire Hachette 2005 nous apporte les définitions suivantes, à propos de quelques rythmes pratiqués dans certains pays du monde, nonobstant le compas direct d'Haiti. Haiti la première république noire est toujours ignorée dans certains aspects. Est-ce par oubli ou par mégarde...
Le Zouk: Musique et danse des Antilles, très rythmée.
Le Zouglou: Musique populaire et danse de Côte d'Ivoire.
Le Calypso: Danse jamaïcaine à deux temps.
Le Compas direct: ??? (existe bien avant le Reggae, bien avant le soi-disant Zouk)
Le Tango: Danse de couple d'origine argentine, sur un rythme à deux temps.
La Samba: Danse populaire brésilienne sur un rythme à deux temps
Le Rock and roll: Musique populaire née aux Etats-Unis vers 1955, participant à la fois du rythm and blues et de la musique folklorique anglo-américaine, et caractérisée par un large recours à l'amplification électrique, une accentuation vigoureuse, soulignée par la batterie, des deuxième et quatrième temps de la mesure.
Le Reggae: Style de musique à structure binaire avec décalage du temps fort, spécifique aux Noirs jamaïcains.

Cependant, après avoir assisté à la fin des années 70, à la marée musicale antillaise (Guadeloupe, Martinique, NDLR) portée par les Grammacks, les Aiglons, et Exile One, la musique haïtienne a cédé à la puissante machine qu'a représenté le Zouk dans les années 80. Juste revanche, dira-t-on ! La nouvelle tendance de la musique haïtienne ("Nouvelle Génération'') ne fait pas le poids. Et de plus en plus, la musique populaire haïtienne perd cette force identitaire qui la caractérisait. Il est aujourd'hui difficile de différencier certains groupes haïtiens d'un groupe antillais. La "nouvelle génération'' s'aligne sur les mélodies antillaises et l'originalité de la musique populaire d'Haiti tend à s'effriter avec une nouvelle génération axée sur le duplicate


Une apothéose, aux funérailles de Nemours Jean-Baptiste à Port-au-Prince


Le créateur du compas direct, Nemours Jean-Baptiste, malgré les persécutions subies de certains musiciens de l'époque, avait pu tenir le coup, et nous a laissé ce grand héritage qu'est le compas direct. Grand polémiste, musicien de surcroît et homme de caractère, ce dernier n'avait pas abandonné la musique malgré les flèches que lui lançait le super Jazz des Jeunes lui reprochant d'adopter un rythme laid et démodé. Grâce à sa fougue, ses talents et sa conviction, Nemours Jean Baptiste a également résisté aux assauts de Webert Sicot, de Gérard Dupervil et d'autres musiciens de l'époque qui se révélaient hostiles au compas direct. Nous voici aujourd'hui, à 54 de ces années folles où ce rythme entraînant domine encore toute la musique haïtienne. Cependant, Pour que nous ayons, une vraie industrie musicale structurée et mondialement reconnue, Il nous reste beaucoup à faire.

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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyMar 17 Mar 2009 - 14:49

Ah!!!! Gen yon nounm dafrik la a!

Ouvè pot la pou li!

Ayibobo!

Depi map flannen sou entènèt, se premie fwa, mwen wè bagay sa, folklo lakay an onè, ayibobo!

Gason, ke jou ou va long pou bèl travay sa a.

Mwen fè vi mwen map bat tambou e se premie fwa mwen santi ke moun apresie jan de mizik sa yo nan salon yo. Yo toujou di se vie mizik lwa, mizik peyizan, tout vie prejije.

Ayibobo pou ou!
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyMar 17 Mar 2009 - 20:53

Byen vini Samba ,kenbe la


Dernière édition par Rico le Mar 17 Mar 2009 - 21:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyMar 17 Mar 2009 - 21:18




Magnum Band konpa ro nivo

30 tan ak plis



Parution du nouvel opus « 30 ans » de Magnum band


Le célèbre et virtuose guitariste haïtien (fondateur de la formation compas, Magnum band), Dadou Pas-quet, a procédé, en compagnie de son frère Tico Pasquet, le lundi 18 juin, à Presse café, à la vente-signature du nouvel album du groupe, intitulé « 30 ans ». [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Cette activité qui a réuni des fans de Magnum, s'est tenue suite à la magnifique prestation en solo et sur musique de fond de Dadou Pasquet, le dimanche 17 juin 2007, au restaurant Presse café, dans le cadre de la Fête de la musique juin qui, cette année, se déroule dans des restaurants de Pétion-Ville, de Bois-Verna, avec guichet payé. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Magnum band a trente ans de dur labeur, d'in-différence de la part de plus d'un, mais aussi d'amour, de folie et de passion de ses nombreux fans. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Sur « 30 ans » sont gravés les beaux morceaux, inoubliables, de la formation à Dadou et Tico, tels que « Ashadei », « Ou la la », « Jehovah », « Tèt ansanm », « Aux Cayes », « La foi ». Les musiques sont réar-rangées, orchestrées tout en gardant leur souffle de compas direct métissé, allié au blues, funk, ainsi que leur fraîcheur. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

L'album a bénéficié de la collaboration de la légende, le trompettiste André Déjean et du saxophoniste Paul Henegan, un Américain jouant au sein de Magnum band depuis de nombreuses années. L'ancien chanteur Nestor Azerot a fait son retour et a chanté sur l'album. En réunissant ces grands ténors et ces anciens tubes, ce nouveau produit de Magnum band évoque des thèmes relatifs à la foi, au social, à l'amour. Dadou Pasquet y fait également appel à l'union, l'unité, l'amour, la solidarité et au patriotisme. Le morceau « Unifié » en témoigne bien. Dans «Tèt ansanm » Dadou exhorte ses compatriotes à s'unir en vue de « rebâtir le pays ». [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Dadou Pasquet, a, en marge de la vente-signature, annoncé la tournée prochaine de Magnum band. Rappelons qu'en novembre 2006, des prestations de Magnum ont été prévues partout dans le pays. Mais le groupe n'a pas pu performer.
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Source: InfoHaiti
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyMar 17 Mar 2009 - 22:05


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Histoire de la Salsa

Introduction: Dans les années 60, une vague de rythmes provenant de Cuba fusionnent avec le Jazz. Izzy Sanabria, un designer graphique des Studios Fania, les mélangent et les assemblent tous sous le même nom afin d’éviter les confusions et de vendre ce concept plus facilement.
Il choisit alors la Salsa, un terme choisit pour désigner les groupes et les musiciens qui mettent un peu de piment et font réellement vivre la musique. La musique Salsa a une structure très précise : une introduction, une phase mélodique, une rythmique ou une phase de percussion pure appelée montuno, une autre phase mélodique puis la fin de la chanson. Les exclamations sont utilisées pour annoncer un changement de phase, notamment dans le montuno qui est la partie avec la plus grande énergie rythmique.

- Antécédents de la Salsa à Cuba
- Rythmes africains et musique cubaine
- La Salsa et ses origines cubaines
- La Salsa de Cuba d'après Révolution

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]France, Espagne et colonies américaines : un antique prédécesseur de la Salsa est la Contredanse dansée à Versailles qui fut exportée vers la Cour d'Espagne avant de rejoindre les terres des Caraïbes durant la phase de colonisation sous le nom de Contradanza. Plus précisément, la Contredanse arrive à Haiti et la Contradanza arrive à La Havane.
Un autre facteur fondamental dans l'origine de la Salsa est les rythmes africains que les esclaves utilisaient durant leurs cérémonies religieuses. Cette « conservation » fut possible du fait de la similarité de leurs divinités, les orishas, avec les Saints catholiques.
Les immigrants qui arrivent d'Haïti à Cuba ont aussi joué un rôle prépondérant dans la création des rythmes de Salsa. Une première vague importa la Contradanza Criolla (d'origine Hispano-américaine), une version créole de la Contradanza avec une influence africaine dans l’instrumentation et l'interprétation. La seconde vague d'immigrants arrivés au milieu du 19ème siècle de République d'Haïti a entraîné la naissance du Cuban Son.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Rythmes africains et musique cubaine : La tradition cantatoire et les rythmes des tambours sont le noyau même des pratiques religieuses et sociales africaines. Un aspect intéressant est la musicalité partagée : un des musiciens joue une « constante » donnée par la clave et le reste joue ensemble, formant un poly rythme. Le poly rythme est un élément essentiel de la musique Salsa. Les claves les plus usuels sont ceux du Son, de la rumbaet de la samba ; tous descendants de la clave africaine.
Le chœur-pregón est un autre legs des cérémonies religieuses, où les chants sont dirigés par un meneur social ou religieux.
La méthode de composition utilisée à Cuba pendant la 2ème moitié du 19ème siècle varie selon les régions. À l'Est, la musique était basée sur une progression rythmique d'accords simples qui accompagnaient les improvisations textuelles menées par la clave. Tous ces détails sont des caractéristiques qui apparaissent dans la Salsa. La musique de l'Ouest était plus européanisée. Les instruments utilisés rappelaient ceux employés dans les orchestres francais. La conservation de la structure orchestrale, des instruments et des musiciens spécialisés a, un peu plus tard, amené l'apparition du Jazz sur l'île.
Au moment où Cuba est devenue une colonie indépendante, ce qui était alors une différence géographique s'est transformé en stratification sociale dans la capitale : la musique européenne pour les classes supérieures blanches et la musique de l'Est pour la classe inférieure noire.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Les origines cubaines: Les danses cubaines et les habaneras se sont imprégnés de la structure rythmique du cinquillo des Caraïbes, en passant par la contradanza criolla (Hispano-américaine). Les danses associées à ces musiques cessèrent d'être des activités de groupe pour devenir des danses de couples. L'individualisation de la danse a frayé la voie à l'introduction du mouvement africain dans les dérivées de la contredanse. La forme hybride que pris la danse reçue plus d'approbation parmi les communautés colorées que par l'élite directionnelle de conservateur. L'influence nord-américaine durant la dictature de Batista apportée par les représentations des musiciens américains, qui ont mené à l'influence du jazz sur la salsa.
Le mambo a continué à être reconnu comme un genre propre durant les années 40. Le cha cha chá, un autre descendant de la nouvelle forme rythmique, était, à la différence du mambo, encore joué par les charangas (flûte et violon) et a gardé son rythme intermédiaire. Le grand changement a entraîné l'introduction de la conga. Ces deux styles ont mis peu de temps à s'étendre sur le reste de la planète


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]La révolution cubaine et ses conséquences : Fidel Castro prit le pouvoir en 1959. Les sanctions économiques américaines contre Cuba n'ont pas freiné le développement de nouveaux rythmes ; notamment le songo et le Mozambique. Elles ont cependant fait chuter la présence cubaine sur le devant de la scène. Ainsi, 3 nouveaux épicentres de Salsa apparurent : New York, Miami et la Colombie.
À New York, les immigrants venant de Puerto Rico abandonnèrent leur musique folklorique portoricaine comme la bomba ou la plena – à l'exception peut être de Willie Colon- pour se tourner vers la musique afro-cubaine. Miami est la destination qu'ont choisit de nombreux exilés cubains. La Salsa à Miami est assez politisée. Le carnaval et la promotion de la salsa sont à Miami surtout le fait des activistes politiques de droite. La Salsa est le symbole d'un grand désir: Libérer Cuba de Castro. Nous citons la Colombie comme centre de Salsa important car c'est un immense vivier de musiciens talentueux et d'innovations rythmiques. Cuba a préparé ce qui est devenu une grande contribution historique à la Salsa: la Timba
Source: Salsa in Cuba
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyMer 18 Mar 2009 - 14:33



Tabou Combo


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.




Plus qu'un simple groupe, Tabou Combo constitue un monument de la musique haitienne. Depuis plus de trente ans, ce super-orchestre de concert triomphe à travers le monde (Amérique du Nord, Afrique et Europe) et en particulier aux Antilles, où il a pris la succession du "phénomène" kassav'. Les musiciens du Tabou Combo se proclamment "ambassadeurs du Kompa", rythme typique d'Haïti qui se chante tant en anglais, en français, en espagnol qu'en créole.

Histoire

L'histoire du groupe commence en 1967 dans une petite église d'Haïti où deux musiciens, Albert Chancy Jr et Herman Nau, donnent leur premier concert. Très rapidement, ils montent une formation qu'ils baptisent Los Incognitos de Pétion-Ville et enchaînent concert sur concert. En moins de 2 ans le groupe acquiert une telle popularité qu'en 1969 Radio Haïti lui décerne le prix de "Meilleur groupe musical de l'année". L'année suivante, tout le groupe part s'installer à Brooklyn et en décembre 1970, les musiciens donnent leur premier bal sous le nom de Tabou Combo à New York. C'est le début d'une longue et fructueuse carrière internationale.

Caractéristiques

La musique de Tabou Combo est essentiellement faite pour danser. C'est un mélange de meringue, de rara, avec une dominante de kompa et quelques influences brésiliennes, soukouss et même funk.

La popularité du groupe a amené ses membres à prendre des positions citoyennes importantes. Non seulement ils dénoncent les conditions du peuple noir dans leurs chansons, mais ils s'élèvent aussi contre la mauvaise image de Haïti, la propagation du Sida dans l'île et le mauvais traitement infligé aux réfugiés haïtiens tant en République Dominicaine qu'aux États-Unis. C'est dans cette optique que les musiciens du Tabou Combo ont fondé une association, "Manger, lire et espérer", afin de lutter contre les principaux fléaux haïtiens - la pauvreté et l'illettrisme - ce qui devrait permettre à beaucoup de jeunes d’aspirer à des jours meilleurs

Dates importantes


  • 1967 : Albert CHANCY Jr et Herman NAU fondent Los Incognitos de Pétionville. Le premier concert a lieu dans une petite église d'Haïti.
  • 1968 : Ils achètent leurs premiers instruments (une guitare et une paire de congas). Ils deviennent populaires parmi les jeunes en se produisant tous les samedi soir au Ciné Paramount.
  • 1969 : Radio Haïti décerne au groupe le "prix du meilleur groupe musical de l'année".
  • 1970 : Albert Chancy Jr doit partir poursuivre des études à Montréal. Lors d'un concert mémorable à l'hôtel Ibo Lélé, TABOU COMBO dit adieu à son public. Mais coup de théatre, Herman Nau, Jean-Claude Jean, Serge Guerrier et Yvon André partent tous s'installer à Brooklyn. Le groupe reconstitué, auquel se sont joints Dadou Pasquet et Weston Etienne, donne son premier bal à New York en décembre.
  • 1972 : Live à la canne à Sucre, premier album enregistré aux États-Unis. Roger Etienne, Yvon Ciné et Yves Joseph viennent d'Haïti rejoindre le groupe.
  • 1974 : Première visite en Haïti. Le groupe est accueilli à l'aéroport par une foule en liesse.
  • 1975 : Succès en Europe, avec plus d'un million d'albums vendus. En août, New-York City atteint le premier rang des Hit-Parade français.
  • 1976 : Dadou Pasquet est remplacé par Elysée Pironneau (guitare solo).
  • 1978 : Triomphe au Brooklyn College, où le groupe est reconnu pour son professionnalisme à l'égal des grands groupes américains.
  • 1985 : Maurice Pialat choisit des titres de TABOU COMBO pour la musique de son film Police.
  • 1989 : TABOU COMBO apparaît sur la compilation Kombit, réalisée par le cinéaste Jonathan Demme (A&M.
  • 1990 : Assassinat du clavieriste innovateur Ernst Marcelin.
  • 1995 : TABOU COMBO sort son 25e album à l'occasion de son 25e anniversaire et prouve du coup que les vétérans de la "World Music" sont encore actuels.
  • 2004 : LE CONCERT DES 200 ANS D'INDEPENDANCE D'HAÏTI "LIVE IN PARIS"
  • 2007 : Concert à l'Olympia (Paris)

Source: Wilkipedia

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Tabou Combo






Les Tabou Combo sont une véritable institution : ils viennent de fêter brillamment leurs 30 ans de succès au Zénith (l'une des plus grandes salles de Paris) et sont les ambassadeurs les plus célèbres du Kompa, rythme haïtien proche du zouk antillais.

Tabou Combo est le groupe le plus célèbre d'Haïti. Depuis plus de 30 ans, ils triomphent à travers le monde (Antilles, Amérique du Nord, Afrique et Europe), se proclamant les "ambassadeurs du Kompa", ce rythme typique d'Haïti qui se chante en français, en anglais, en espagnol et en créole. Formidable machine à danser, super-orchestre de bal, les Tabou Combo ont roulé leur bosse en Amérique du Nord, en Europe (France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Suisse....), dans les Caraïbes et même jusqu'au Japon. Leur histoire commence en 1967 dans une petite église d'Haïti où deux musiciens, Albert Chancy Jr et Herman Nau, donnent leur premier concert. Très rapidement, ils montent une formation et enchaînent concert sur concert.

En moins de 2 ans ils acquièrent une telle popularité qu'en 1969 Radio Haïti leur décerne le prix de "Meilleur groupe musical de l'année". L'année suivante, tout le groupe part s'installer à Brooklyn et, en décembre 1970, Tabou Combo donne son premier bal à New York. C'est le début d'une longue carrière internationale.La musique de Tabou Combo est essentiellement faite pour danser ; c'est un mélange de méringué, de rara (percussions utilisées dans les rituels vaudou) avec une dominante de kompa et quelques influences brésiliennes, soukouss et même funky.

Leur popularité les a amenés à prendre des positions citoyennes importantes. Non seulement ils dénoncent les conditions du peuple noir dans leurs chansons, mais ils s'élèvent aussi contre la mauvaise image de marque attachée à Haïti (plus particulièrement sur la propagation du Sida dans l'île). C'est pourquoi les Tabou Combo ont fondé une association, "Manger, lire et espérer", afin de lutter contre les principaux fléaux haïtiens -la faim et l'illettrisme- et d’aspirer à des jours meilleurs.

Source: Mondomix

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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyMer 18 Mar 2009 - 14:42





Yo - Jocelyne Beroard et Tabou Combo

Tabou Combo and Kassav - Pi Gro Pi Long (Live Paris)


Yo-Nap tande Tabou Combo nan yon rit pachanga kap akonpanye nègès vanyant atis chantè Jocelyne Beroad nan yon konplent pou travayè kann a sik nou yo an Dominikani, sou bato kap pran kanntè ak latriye. SE VREMAN MAGNIFIK, SIBLIM OMAJ KONSÈ MATINIKÈZ POU FRÈ NOU YO KI NAN DETRÈS
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyDim 22 Mar 2009 - 15:49



HISTORIQUE DE L’ORCHESTRE TROPICANA D’HAITI

1- De jazz capois et caraïbes à Tropicana


Mars 1963

Date d’une réunion plénière regroupant les fans sélectionnés et certains musiciens de CARAÏBES sous les cocotiers de Yanvalou Night Club en vue de trouver un nom pouvant identifier l’Orchestre. Finalement, celui proposé par Bazile Cobty était retenu : TROPICANA D’HAITI, nom découlant de celui d’un Night Club à Cuba ‘’Tropicana’’ que Bazile avait l’habitude de fréquenter souvent. Voici les noms de quelques pionniers : Jeanny Durand, Louis Antoine, Emmanuel Hector, Wilson Fleurentin.



Fin mars 1963

Première répétition de l’Orchestre le 24 mars 1963 dans une modeste maison de la localité de Madeline maison louée par Bazile Cobty. Jean-Baptiste Casimir dit Jimmy, Michel Gilles, Carlet Victor, Jean-Claude Joseph, Croignard Bony, Feu Charlemagne Pierre Noël, Fen Ti Doph Ferère, Michel Fleurentin donnaient le coup d’envoi.



Avril 1963

Organisation de la première soirée dansante de l’Orchestre Tropicana à Pilate, suivie d’une 2ème soirée à la Grande Rivière du Nord en mai 63.



Juin 1963

L’artiste Marcel Saint Vil était chargé de s’arrêter définitivement sur le nom de l’Orchestre Tropicana d’Haïti ci-devant Orchestre Caraïbe.



Juillet 1963

Feu Hector Emmanuel, membre fondateur de l’Orchestre TROPICANA, et feu Charlemagne Pierre Noël se sont rendus à Saint Marc en vue de recruter des musiciens dans cette ville. Sur la liste figuraient les noms de : Eval Manigat et Charlot Ersnt. Ils se sont rendus à Verettes également et ont recruté Chenet Noël.



15 Août 1963

Date de présentation de L’Orchestre TROPICANA, au public à Yanvalou Night Club. Présentation assurée par des pionniers tels que : Walter Guerrier, Homère Fontaine, Edouard Baker, M. Léopold, Jeanny Durand, Louis Antoine, Michel Fleurentin, Emmanuel Hector, Claudin Toussaint, Michel Fleurentin, Adrien Pierre.



Fin Août 1963

Grand festival au Club des mélomanes au cours duquel le choix des couleurs devant servir d’emblème à l’Orchestre TROPICANA était déterminé par vote. L’Orchestre TROPICANA eut comme 1er emblème : le jaune avec une impression de l’Ile d’Haïti du niveau de la poitrine trois couleurs le marron le rose et le blanc l’ont représenté.



En janvier 1964

La première meringue carnavalesque de l’Orchestre TROPICANA fut exécutée sous le haut patronage de l’usine Kola Nectar de Monsieur Nouri MENARD située à l’angle de la rue 10 A au Cap-Haïtien.



15 Août 1966

8 couples seulement ont dansé l’Orchestre TROPICANA au cercle des enrôlés à Carrénage, à l’occasion de son 3ème anniversaire.



Entre 1966-1967

L’Orchestre TROPICANA évoluait sur les planches de Lux Ciné chaque vendredi après midi à la rue 8J-K là oú se trouve l’emplacement de la maison privée Antonio ‘’Trois Bébés ‘’ nom préféré de son camion.



2 décembre 1968

1ère rencontre musicale de L’Orchestre TROPICANA avec L’Orchestre Septentrional sur les planches de la salle paroissiale du Cap-Haïtien en vue de collecter des fonds en faveur des victimes de l’inondation du 22 novembre 1968 au Cap-Haïtien. C’était une initiative du préfet Jean Valbrun et de l’animateur de l’émission ‘’PITIT KAY’’ et le citoyen Raymond Piquion.



En 1969

Deux faits importants ont marqué la vie de l’Orchestre TROPICANA :

a) La fréquence des festivals sur les planches d’Eden Ciné situé de la rue 18 F à l’angle, dirigé par Anacréon, allait créer des ouvertures au groupe notamment avec les compositions chantées par Parisien Fils-aimé : Bébé al dousman, Madan’m Jacques, Anyen pa ta, Fèt Chanpèt, Bonswa fanatik.



b) La composition meringue carnavalesque, musique de Parisien Fils-Aimé prisée par tous les secteurs de la population Capoise ; mais faute d’instruments et de bons appareils, l’Orchestre TROPICANA ne pouvait pas donner toute sa mesure.



En 1969 et 1976

L’Orchestre Tropicana a connu deux grands comités : COTROME (Comité Tropicana- Mélomanes) et ASTROH (Association Tropicana D’Haïti). Ils ont eu pour rôle essentiel d’assurer la promotion du groupe musical dans les médias et de projeter une meilleure image de l’Orchestre Tropicana d’Haïti.


COTROME:
Jean-Claude Mondésir, Gabriel Fontaine, Anouse Nelson, Jacquelin, alias ’’chien rouge’’ en faisaient partie.


ASTROH :
Claude PEAN, Franklin Jean-Louis, Yanick Hendricksen, Huguette Paul, Brunel Garçon, Robert Guettie Irvine Nemorin en étaient membres.



A partir de 1969

Un fervent admirateur de l’Orchestre Tropicana d’Haïti répondant au nom de Rosema, propriétaire de ‘’ Citadelle Bar Restaurant’’ situé à la rue Saint-Cyr à Port-au-Prince avait aidé l’Orchestre à s’héberger et se nourrir afin de jouer de la bonne musique pour le public de Port-au-Prince qui était très loin de l’apprécier. Le groupe avait connu vraiment des moments difficiles qui projetaient une image sombre de l’Orchestre.



En 1970

Sortie du 1er disque de l’Orchestre TROPICANA d’Haïti sous la conduite du dynamique maestro Emmanuel Turenne. Le tube d’alors était ‘’Zoklo’’ chanté par Charles Féquière Joseph dit Geordany. Au cours de la même année l’Orchestre TROPICANA fit une description vivante de la ville du Cap à l’occasion de ses 300 ans de fondation, dans la composition : ‘’Joyeux Tricentenaire’’.



En 1972

Des musiciens ‘’Squelettes ‘’ montaient sur un char en vue de participer au cortège carnavalesque au Cap-Haïtien en remplacement de l’Orchestre TROPICANA retenu à Port-au-Prince.



Le 5 juillet 1973

Le tour du monde a commencé. En effet, cette année là marquait la 1ère sortie internationale de l’Orchestre TROPICANA à destination de la république Dominicaine. Immense succès !

En décembre 1973

Les musiciens de l’Orchestre TROPICANA se sont rendus pour la première fois aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada. A leur retour au pays le maestro Emmanuel Turenne a jugé bon de faire connaître davantage l’Orchestre Tropicana. Il négocia des heures d’antenne avec la radio Citadelle et la Voix du Nord, deux stations du Cap-haïtien.

Animateurs : Franklin Jean-Louis, Antoine Augustin, Dona Killick Jean Louis, Brunel Garçon, Jessy Léonel et Huguette Paul.



7 mai 1975

Grande tournée Internationale de l’Orchestre Tropicana à Montréal. Il a été accueilli chaudement par des milliers de fanatiques au Centre Paul Sauvé. La composition ‘’Le Nègre’’ était à l’honneur. Avant le Canada, l’Orchestre Tropicana avait joué à Madison Square Garden à New York. ‘’La composition ‘’ Le Nègre’’ a fait courir plus d’uns. L’artiste Languichatte était de la partie avec sa troupe ainsi que le groupe musical SKAH - SHA. Immense succès !

En 1975

Grande journée organisée sur la mer en bateau avec l’Orchestre Tropicana d’Haïti et la jazz Trinidadien ‘’Side Joe’’ à Manhattan aux Etats-Unis d’Amérique. Immense succès !



En 1976

La composition ‘’Ti Dadie’’ parue sous la plume du compositeur Daniel Larivière reçut un accueil chaleureux du coté des jeunes. Elle était jouée pour la 1ère fois le 14 février 1975. L’amour a été le thème le plus chanté à cette époque. Cette composition est inspirée de l’histoire de deux jeunes du Cap follement amoureux et qui voulaient défier les tabous de la société capoise.



Mars 1979

1ère tournée Internationale de l’Orchestre Tropicana d’Haïti dans les Antilles à destination de la Guyane Française. Accueil triomphal.



3 septembre 1979

1er voyage de l’Orchestre Tropicana d’Haïti en Europe sur l’invitation de Meme Gertrude Blézin originaire de Léogâne Immense succès !



En 1980

Voyage de l’Orchestre Tropicana d’Haïti à la Martinique oú il a été ovationné par des milliers de Martiniquais.



15 mai 1982

Rencontre historique de l’Orchestre Tropicana à Coconut Grove à New York avec l’orchestre El Gran Combo de Puerto Rico. Voici les 2 premières musiques jouées par l’Orchestre Tropicana :

1- Superstition

2- Une interprétation espagnole Isadora immense succès !



A la fin de l’année 1984

Une crise aigue a failli basculer l’Orchestre Tropicana dans le bas-fond de l’oubli. Trois (musiciens) d’expérience ont été renvoyés de l’orchestre par le Directeur Musical Feu Charlemagne P. Noël: Louis Jean Lubin, Variété Fleurestil et Parisien Fils-Aimé. Sous la pression des fans de l’Orchestre Tropicana ils furent vite réintégrés.



En 1985

L’Orchestre Tropicana a été choisi pour représenter Haïti au festival International des pays Latino-Américains et ceux de la Caraïbes à Carthagène en Colombie. Immense succès !



En février 1986

L’Orchestre Tropicana d’Haïti a été témoin d’une transition politique qui avait donné naissance à des mouvements de tension un peu partout à travers le pays. L’Orchestre devait modifier son discours en vue de répondre aux aspirations des masses populaires. Il en a profité pour leur lancer des messages forts qui devraient aider la communauté nationale à retrouver la lumière, l’espoir, l’unité, la paix, l’amour, le sens de partage dont elle a besoin pour améliorer ses conditions d’existence. Nous pouvons citer quelques titres: Espwa, Kenbe diyite w, Nou tout se frè, Lité pou rivé, Nou refize granmounn etc.



Septembre 1986

Décès du Directeur Musical de l’Orchestre Tropicana Feu Charlemagne Pierre Noël, l’un des constructeurs solides de la base de cet édifice.



15 Août 1988

Date de la célébration du 25ème anniversaire de l’Orchestre Tropicana, de grandioses manifestations avaient marqué cette journée d’apothéose à travers tout le territoire national. Cette commémoration a été une étape décisive dans la vie de cette formation musicale ; un jalon posé à partir duquel il fallait redémarrer avec de nouveaux concepts, une nouvelle vision, une ambition issue de l’imagination créatrice du peuple de façon à pouvoir aborder l’autre quart de siècle avec une foi plus convaincante et une détermination sans borne.

Composition du Comité du 25ème :

Marie Danielle Damas, Luckner Jean, Amazan Abnaud, Bi-Yvon Charles, DONA Killick Jean-Louis, Antoine Augustin, Joubert Constant, Andal Rémy.



21 Avril 1998

A New York, des plaques, des trophées et médailles ont été décernés au vétéran Claudin Toussaint fondateur du jazz Capois, de l’Orchestre Caraïbes et témoin de la naissance de l’Orchestre Tropicana d’Haïti à New York. Ils furent décernés également à Charles Féquière Joseph dit Geordany pour sa performance, son assiduité au travail et sa contribution à l’enrichissement de l’art haïtien. A peu près à la même époque de l’année 1998, à New York le guitariste Pelota Pierre reçut cette même distinction pour la composition ‘’Veye Priye’’.



Août 1998

Musiciens de l’Orchestre Tropicana, membres du Comité 35ème et anciens fanatiques de l’Orchestre Tropicana se sont retrouvés au Tropicana Night Club pour rendre un hommage bien mérité au membre fondateur de l’Orchestre Tropicana, Bazile Cobty revenu de New York. C’était une initiative du maestro d’alors Louis Jean Lubin. Cinna O. Charles dit Ti Blanc avait présenté un show spécial en signe de reconnaissance à Bazile Cobty pour l’attention dont il fut l’objet depuis son admission au groupe.



Mars 2000

Décès de Bazile Cobty, membre fondateur de l’Orchestre Tropicana d’Haïti.



Août 2003

Les activités du 40ème et leur déroulement.

Hommage à un génie


Dernière édition par Rico le Dim 22 Mar 2009 - 16:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyDim 22 Mar 2009 - 16:00

Ti mesie,

Bèl jodi dimanch sa a, annou kite politik ak vie polemik pou yon moman pou nou detann nou yon ti kal.

Rico, bon travay e kontinie roule mizik.
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyDim 22 Mar 2009 - 16:41



Se byen Colo, annou mete mizik pou politisyen pa korespondans yo. Si o mwen yo te vle pran ti rekil. Non se bay manti pandan yap dekoupe gwo bol diri ak poul durr yo, kav ou byen bifèt yo byen gani ak chivas, ronm babankou ak latriye. Pandan bann ti pepis dAyiti yo ap tann yon boul bolèt pou manje chyen janbe.
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyLun 23 Mar 2009 - 16:57

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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyLun 23 Mar 2009 - 17:10

T-NEG a écrit:

T-Nèg,

Chapo ba, e mwen di ou mèsi anpil.
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyLun 23 Mar 2009 - 19:02

Je suis jeune certes mais pour moi ça, c'est de la musique . Tout le plaisir.
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyVen 27 Mar 2009 - 14:07

T-NEG a écrit:
Je suis jeune certes mais pour moi ça, c'est de la musique . Tout le plaisir.

T-Nèg,

Nou bien kontan wè Rico repran aktivite sou fowum nan. Nap mande li pou li kontinie ak seksion sa a pou nou souple.

Komm mwen te di ou, mwen menm ak ou pa menm generasion nan zafè mizik. Mwen ta plis yon dinozore si pou ta konte period kafe sou tèt mwen ak jaz ayisien ki defile devan mwen.

Koute moso sa a. Se yon moso ki rapele yon bonn pati nan jenès mwen. Se pa mizik ayè, ou teka poko fèt.


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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyVen 27 Mar 2009 - 16:01




Emeline Michel

par Jn Ro

Emeline Michel est née aux Gonaïves...
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Naturellement, nous sommes presque certains que les fans vont s'attendre à retrouver beaucoup plus d'informations sur la Diva Créole: comme sa date de naissance, son état civil, des informations sur les membres de sa famille et autres. Rien de tout cela. Si elle se décide à garder le silence sur sa vie privée, nous choisissons aujourd'hui à ne pas nous y interférer. Après tout, nous savons, à Image Nouvelle, que les passionnés de la diva voudront bien en savoir plus. Ce n'est que partie remise, chers amis internautes.

En tant que protestante, elle a commencé d'abord à chanter dans les Eglises. Sa 1ère apparition au grand public fut en 1984 lors de la commémoration de l'année internationale de la jeunesse. C'était au Stade Sylvio Cator où elle fut annoncée par Ansy et Yole Dérose. Ce jour-là, tous les yeux étaient rivés sur elle. D'une voix radieuse, elle a conquis les cœurs des grands esprits du monde musical de l'époque.
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On la retrouve en 1986 avec son premier album intitulé Douvanjou ka leve avec la collaboration de Loulou Dadaille, Joël et Mushi Widmaer, Joe Charles, Claude Marcelin... Un vent nouveau semble souffler, elle a commencé aussitôt à chanter les douleurs de ce pays; elle, aussi, croyait en ce lendemain meilleur que tout le monde espérait.

Par la suite, on la retrouve dans de nombreux concerts. Elle côtoie de nombreux artistes. On la voit plus souvent à la Télé, on ne parle que d'elle à la Radio, elle fait la une de certains grands Magazines culturels, le public (toute catégorie confondue) l'adore.
Ses albums, Pa Gen Manti Nan Sa, Rhum & Flamme, Tout Mon Temps, Banm Pase, The Very Best [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]et Cordes et Ames, ont fait les délices de plus d'un tant en Haïti qu'en terre étrangère. Elle a performé dans les Antilles, en France, au Canada, au Japon</B> et en Afrique. Durant son séjour en terre française, elle a été admise au Conservatoire de Paris. Elle a également fréquenté le Detroit Jazz Center où elle a rencontré Aretha Franklin et Stevie Wonder. Elle aurait pu s'asseoir sur ses lauriers et savourer sa gloire, si son souci premier n'était pas de tout donner: Corps et âme.

Dans sa musique "vidéo-clipée":
"Li Lè Pou'm Tounen Lakay Mwen", aurait-elle par moment souhaité revenir vivre au pays comme tout "bon haïtien"? Nous savons tous que le génie et les ambitions de notre déesse de la musique créole dépassent les limites du terroir. Aussi ne saurait-on l'empêcher de s'extérioriser. En dépit de tout, elle revient périodiquement au bercail pour se retremper et apporter la joie à des milliers de fans qui rêvent un jour la voir séjourner beaucoup plus longtemps en Haïti, sa terre natale. Tout cela sera possible, direz-vous, si notre chère Haïti redevient la Perle des Antilles. Cette terre de soleil et du sourire a besoin, après tout, de tous ses fils pour changer les structures désuètes et archaïques nous empêchant d'aller de l'avant et de revoir beaucoup plus souvent notre diva créole et de savourer "live" sa voix qui chante et enchante.

Que de qualificatifs a-t-on donné à sa voix: radieuse, mélodieuse, sensuelle, magique. Les épithètes ne manquent pas. A Image Nouvelle, nous dirions tout simplement que sa voix se plie aux caprices de son état d'âme.[/size]
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyVen 27 Mar 2009 - 17:22

Mèsi, Rico.


Sa a se yon bèl moso.
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptyDim 29 Mar 2009 - 13:44

http://www.imeem.com/bienaime60/music/hAMXLNtI/rodrigue-millien-nostalgie/

Rodrigue Millien - Nostaligie

je retiens cette ligne: ho nonon mwen santi m pakap enko, Kob mwen met piti, fok mal ayiti.
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye EmptySam 4 Avr 2009 - 10:57

Week-end lan rive, nou mande mizik.
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MessageSujet: Re: Ann tande ak danse: Konpa, rasinn, salsa e latriye   Ann  tande ak danse: Konpa,  rasinn, salsa e latriye Empty

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