Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
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 exclusion de fanmi lavalas,effet boomerang

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piporiko
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MessageSujet: exclusion de fanmi lavalas,effet boomerang   exclusion de fanmi lavalas,effet boomerang EmptyVen 17 Avr 2009 - 18:47

Si constitutionnellement, la rupture est sans équivoque
entre l’organisation d’élections dirigées sous l’égide
répressive du ministère de l’Intérieur et les prérogatives
d’un Conseil Electoral neutre et indépendant, de 1987 a
nos jours, nos aventures électorales sont pour le moins
catastrophiques et caricaturales a de rares exceptions.
Pourquoi ?
Eh bien, parce que malgré les sirènes démocratiques et
l’universalité de la loi, les élections sont toujours abordées
dans une dynamique de va-et-vient extrémiste issu d’une
logique manichéenne de « bons et de méchants ».


Une telle attitude consiste à ignorer intentionnellement que
les élections représentent une affaire nationale, c’est-à-dire
au-dessus de tout esprit de revanche ou partisan, au niveau
organisationnel.

A partir du moment où une élection exclut un groupe, un secteur
ou une personne pour des raisons dénaturées en dehors des
technicités procédurales, un tel préjudice enlève automatiquement
au Conseil Electoral ses caractères d’indépendance et de neutralité.

Le coté absurde d’un tel comportement est que toute correction ou
réalignement apparaît prédéterminé ou même dicté par le régime
en place à travers un Conseil Electoral sur mesure ou intercepté.
Dès lors, le Conseil subtilise à la population sa place de juge
suprême et final pour s’ériger en « super électeurs » de premier
degré, tout en reléguant l’exercice de vote populaire à une simple
parade ou cosmétique polyarchique.

DE CONSEIL EN CONSEIL, D’ÉLECTIONS EN ÉLECTIONS

Avec la succession interminable de Conseils Provisoires, la situation
électorale s’est (ridiculisée) détériorée à un point tel que des citoyens
et non des moindres ont été jusqu'à avancer qu’il est impossible de
trouver des citoyens neutres et indépendants. D’autres ont proposé de
déterminer les membres du Conseil à partir de tirage au sort dit objectif.
Ces derniers ne tiennent compte des répercussions morales et psychologiques
d’une telle démarche sur l’ensemble de la société qui est appelée à choisir
en toute indépendance ses gouvernants.
Ce qui nous pousse à nous demander Si l’objectivité serait une troncature
d’expériences subjectives ?

A cet effet, retenons que l’indépendance est avant tout une question
d’autonomie. Entendre par la, l’habilité du citoyen d’exécuter et de
veiller à la stricte application des normes, mécanismes et procédures
dictées par la loi électorale. Et surtout sa capacité de résister à toutes
formes de pressions. D’où une perspicacité complexe qui nécessite une
complémentarité de l’objectif et du subjectif.


Tout ce contexte est juste pour faire ressortir le fait que la démarche de
validité se rapporte en tout premier lieu avec le degré de confiance de
la société en générale au sein de tout Conseil Electoral, qu’il porte la
marque provisoire ou indépendant. Aussi, cette confiance est intimement
liée avec les règles, mécanismes, procédures et méthodes utilisées pour
le bon fonctionnement de la machine électorale.

QU’IMPLIQUE LA VALIDITÉ ÉLECTORALE ?

Pour revenir sur la validité en soi, il est bon de souligner que les trucs,
les fourbes, les irrégularités, les pressions, les trafics d’influence, les
fomentations de faux et d’usage de faux, les confusions de prétexte
ne constituent que l’aspect technique dans l’évaluation d’une élection.
Néanmoins, en dépit du fait que les expériences prouvent que cet aspect
n’est pas négligeable, par contre, il faut admettre qu’il n’indique qu’un
problème de forme que des ressources « citoyennes » et une systématisation
rationnelle de la machine peuvent relativement éliminer.

Parallèlement, le volet le plus important dans une quête de validité
électorale se situe dans ses références ou constances constitutionnelles.
En effet, d’après quelle rationnelle, député, sénateur, ou président de la
république peut-il (elle) être élu par une majorité d’un scrutin minoritaire ?

Statistiquement, il est impensable qu’une participation de l’électorat
au-dessous (ou inférieur) de 50% + 1 puisse élire député, sénateur ou
président de la république pour lesquels (lesquelles) la Constitution
exige une majorité absolue.
La majorité absolue peut-elle découler d’une majorité relative ou d’une
minorité ?

Ainsi donc, la validité d’un scrutin est avant tout sa conformité entre la
majorité mesurée et la majorité acquise. C’est précisément cette
majorité qui offre la légitimité.

D’autre part, comment un électorat minoritaire ou relativement majoritaire
peut-il correspondre ou servir de référence à une majorité absolue ?
Simplement, la validité est déterminée en comparant les résultats obtenus
avec le nombre d’électeur inscrit. Ce dernier (le nombre d’électeur inscrit)
visualise la première mesure, donc, l’élément de référence suprême.
Autrement, la procédure est faussée et en conséquence dépouillée de la
lettre et de l’esprit de la Constitution.


Avec déception et frustration, nous constatons aujourd’hui que de
petites républiques (récemment indépendantes) issues de l’ancien
bloc dit communiste respecte scrupuleusement la notion universelle
et/ou consensuelle de validité électorale.

Elles ont peut-être appréhendées que les reflets tant symboliques
que réels des élections forment le miroir d’auto transparence et de pilier
qui supporte le satellite qui disperse de par le monde les signaux sur
l’état général de leurs nations. Cela avec raison, car les élections
typifient le niveau de civilisation et d’émancipation d’une société.
Pour preuve, si une société ne peut être juste et honnête avec elle-même,
Comment peut-elle prétendre être animée de bonnes intentions sur les
tables de négociations internationales ?
Par ricochet, lorsqu’elle promet de travailler progressivement à
l’équilibre et la balance sociale (base de stabilité, de confiance et
d’investissements) ; les interlocuteurs avisés ne voient que de la
propagande sèche ou l’évocation de moyens voilés afin d’obtenir
des fins évidentes avec des intentions inavouées.

De plus, une société qui n’est pas en mesure d’offrir cet exemple de
grandeur et de fair-play à sa jeunesse ne saurait espérer une
quelconque floraison de cette vertu chez elle. Puisqu’elle sait que
ses chances ne dépendent pas de ses efforts, de ses principes et de
ses valeurs. Mais bien de la quantité et de la force de ses parrains.
Pour elle, la défense des principes fondamentaux de la démocratie,
le rôle des mémoires collectives, ses devoirs citoyens de répondre
a l’appel de la nation, la notion de solidarité, ou encore la défense de
l’héritage du rayonnement historique et culturel, tout cela ne
constitue que des mots. Car le lien générationnel est détruit par
l’émiettement de la morale et de l’éthique.

Les élections libres, honnêtes et démocratiques réelles fusionnent
le droit et l’esprit des peuples souverains.

Un tel comportement n’est pas uniquement le fruit des révolutions armées
ou le règne cavalier du mystique sur le rationnel. Il est surtout la résultante
d’une révolution de la conscience. Cette volonté accompagnée de caractère
et de personnalité qui obligent une vision nationale à court, moyen et long
terme.
Il inculque aux citoyens responsables l’esprit de dépassement qui aboutit
à la création d’un moment transcendant de l’histoire d’un peuple considéré
comme étant une conquête du présent pour l’avenir.



Note : Ce texte est tiré du livret Haïti Election de Mozart DeRoneth
publié en 1998 – Bibliothèque Nationale d’Haïti # 96-03-371
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