Forum Haiti : Des Idées et des Débats sur l'Avenir d'Haiti
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 Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de

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piporiko
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MessageSujet: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyLun 11 Mai 2009 - 12:52

est née en Haïti. A seize ans, par souci de sécurité, ses parents
l'envoient en Europe; elle découvre là l'ethnologie avec Lévi Strauss,
la France et le mariage. C'est entre la télévision où elle a travaillé
et le vaudou auquel elle a consacré une thèse, qu'elle s'est mise à
l'écriture.



Son
premier roman, "Les chemins de Loco Miroir", relate l'histoire d'Alma
Viva Jean Joseh dite Cocotte et de sa sœur marassa, sa jumelle,
Violaine. Dans un langage magique Lilas Desquiron nous emporte dans un
monde où les esprits de Guinée, les Loas, régissent la vie des vivants
et des morts.
Lilas Desquiron a été Ministre de la Culture et de la Communication sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide.



Le vaudou est une religion. On commence à le savoir maintenant, mais c’est
assez récent. C’est la religion de la majorité du peuple haïtien. C’est
aussi une façon de vivre et de donner sens au monde. Dans les
sanctuaires, le vaudou tisse le fil des jours. La musique et la danse,
le patrimoine oral, l’histoire et les légendes, la peinture et la
sculpture, la connaissance des plantes, l’art de traiter les maladies
du corps et de l’âme, tout est lien avec l’Afrique. C’est dans la cale
des négriers que les esclaves, qu’on croyait être des corps nus, ont
transporté cette culture traditionnelle qu’ils ont gardée avec eux et
qu’ils ont continué à transmettre. Les sanctuaires vaudou ont été des
lieux de conservation extrêmement intenses. Le vaudou est l’épine
dorsale de la vie affective et culturelle de l’Haïtien. Ceux qui ont
voulu l’en priver se sont heurtés à une résistance inébranlable.



"Le
vaudou est une religion initiatique . A chaque grade du parcours
initiatique correspond un ensemble de connaissances et une place dans
la hiérarchie du temple. Le hounsi, ou épouse du dieu, a subi
l’initiation kanzo. Le hounsi en général est un personnage féminin. La
majorité du personnel qui s’occupe du temple vaudou, la plupart des
initiés sont des femmes ou des homosexuels. Le mot hounsi renvoie à une
image féminine. Cependant quand on assiste à un culte vaudou, on se
rend compte que parmi les gens qui rentrent en transe, il y a d’autres
initiés qui ne font pas partie forcément du corps des kanzo du
sanctuaire, qui sont des hommes qui se sont fait initier pour toutes
sortes de raisons, dont des raisons familiales, et qui accèdent à la
prêtrise. L’initiation est uniquement un passage pour eux.



[font=Times New Roman][color=#2B0399]"Les
prêtres qui ont « pris l’asson » qui est le hochet, symbole de la
prêtrise, sont masculins ou féminins : houngan ou mambo. Il y a quasi
autant de prêtresses que de prêtres. Ils dirigent le sanctuaire,
appellent les esprits, soignent les malades exercent la divination,
sont les détenteurs des connaissances liturgiques et mystiques. Chaque
houngan, chaque mambo est souverain dans son sanctuaire. Le vaudou
contemporain est une religion libre, sans pape ni évêque, sans conclave
ni hiérarchie centrale. Cette absence de contraintes permet
l’expression d’une formidable créativité et rend le vaudou en tant que
réalité sociale très difficile à appréhender et surtout à gérer. J’ai
entendu dire que l’initiation en Haïti durait neuf jours alors qu’en
Afrique elle pouvait durer deux ans. C’est vrai que la partie mystique
de l’initiation dure neuf jours. Cependant elle est l’aboutissement
d’un long apprentissage. On apprend dans le temple à faire les vèvès
qui sont les dessins emblématiques des esprits qui permettent de les
appeler ; on apprend les chants ; on apprend les danses. Cette mémoire
du corps et de la parole a permis de garder les connaissances de
l’Afrique. Ce qui est appris pendant les neuf jours où on est enfermé
dans le sanctuaire, c’est la pratique de la transe, c’est
l’apprentissage de la proximité extraordinaire que la crise de
possession va créer entre l’initié et son « maît têt ».



[font=Times New Roman][color=#2B0399]"Le
Vaudou est une religion syncrétique. On peut voir à l’intérieur des
umfors et des maisons des fidèles, des chromolithographies des saints
catholiques qui représentent les loas. La Vierge Marie sera tantôt
Erzulie Freda, une divinité amoureuse et charmeuse qui sera représentée
par l’image de la Mater Dolorosa dont on voit le cœur, qui est couverte
de bijoux, qui a de beaux cheveux, et qui est l’image de la séduction.
Saint Georges tuant le dragon sera Ogun Badagris, le dieu de la guerre.
Saint Jacques le Majeur sera Ogun Feray, le dieu du métal et de la
forge. La Vierge de Chesto Hova, qui est une Vierge noire à l’enfant
sera Erzulie Dantor. Saint Patrick sera Damballah. Saint Pierre qui
tient la clé du Paradis sera Legba. Saint Joseph sera Loko, le patron
des oungans.



[font=Times New Roman][color=#2B0399]"Ce
serait intéressant, mais ça prendrait beaucoup de temps, de comprendre
pourquoi chacun de ces saints a été choisi pour être l’incarnation des
loas. C’est souvent un élément de l’image, un élément métonymique
souvent. Par exemple sur l’image de Saint Patrick on voit des
serpents. On va donc l’associer au dieu serpent Damballah. Saint Pierre
qui va tenir la clé sera associé à Legba qui est le portier qui ouvre
la barrière pour laisser rentrer les loas dans les cérémonies. La fête
de ces saints donnera lieu à de grandes festivités, à d’immenses
pèlerinages comme celui de Saut d’Eau où une Vierge Alta Grace est
syncrétisée avec Erzulie, ou la Plaine du Nord dont Saint Jacques le
Majeur est le patron et où les fidèles d’Ogun se rendent en foules. Les
saints catholiques inextricablement mêlés aux divinités africaines
donnent aux loas leur visage créole, c'est-à-dire métisse, qui est
notre marque de fabrique. On retrouve évidemment ce trait à Cuba, au
Brésil qui sont d’autres centres de religions afro américaines.



[font=Times New Roman][color=#2B0399]"Cependant,
le syncrétisme le plus important, celui dont on parle pourtant beaucoup
moins, s’est effectué entre les différentes cultures africaines
présentes dans les plantations de Saint Domingue. Si vous voulez
comprendre la différence qui existe entre les civilisations bantoues et
les soudanaises d’Afrique occidentale, imaginez la différence qu’il
peut exister entre un Suédois et un Portugais ! Les civilisations
Congos ou Bantoues étaient des civilisations dont le culte était basé
sur le clan et une fois les structures claniques éclatées, elles ont pu
exprimer leurs cultes des ancêtres à l’intérieur de la structure
initiatique que les cultures Fon du Dahomey avaient apporté dans la
colonie. L’initiation leur permettait de s’intégrer pour rendre hommage
aux ancêtres à l’intérieur d’une structure religieuse. Ils ont aussi
apporté à l’intérieur du culte dahoméen la magie qui fait que le Vaudou
est une religion , mais est aussi et avant tout un complexe magico
religieux où la magie s’est intégrée à la croyance religieuse qui est
le lien avec l’au-delà. Mais en même temps, on va voir que dans le
vaudou il y a une sorte d’emprise, de main mise de l’initié sur
l’esprit qui est typiquement un comportement magique.



[font=Times New Roman][color=#2B0399]« Le
vaudou est un culte de possession. La descente des esprits dans la tête
de leurs initiés est le moment fort du culte. Les transes constituent
un véritable théâtre sacré au cours duquel les fidèles apprennent à
connaître les esprits tutélaires, communiquent avec eux. Quand je dis
les fidèles, je ne dis pas les initiés. Ceux-ci incarnent les dieux et
ce théâtre sacré permet justement aux fidèles d’apprendre la religion
en action, de dialoguer avec les dieux et de les introduire dans leur
vie quotidienne. La proximité du sacré est si intense dans la vie du
vaudouisant que la frontière entre le réel et l’imaginaire devient
illusoire. Ce périlleux voyage entre le monde des dieux et celui des
hommes fait de chaque vaudouisant un créateur inépuisable d’images. A
partir de là, vous pouvez comprendre pourquoi cette toute petite île a
donné naissance à autant d’artistes, des peintres, des sculpteurs, des
chanteurs, des écrivains, des poètes. Le quotidien s’enrichit de ce
voyage entre le réel et l’imaginaire.


[font=Times New Roman][color=#2B0399]« Il
existe des panthéons à l’intérieur de ce culte. Au Dahomey, le chiffre
3 domine l’espace temps religieux et rituel. Trois grands panthéons se
partagent l’univers sensible : Mahou lissa, le ciel ; Sakpata, la
terre ; Eviosso le tonnerre et la mer. Malgré toutes les difficultés
que pouvaient représenter la réactualisation d’une telle division
ternaire dans le foisonnement des esprits et des dieux apporté par les
différentes ethnies, on retrouve dans le vaudou haïtien cette division
en trois parties. Elle a changé de portée, de signification, de
contenu, mais elle domine toute la liturgie. Les panthéons ethniques
vont naître.







« Dans le Panthéon Congo, sont honorés des esprits qui sont venus de l’Afrique centrale, mais qui ont pris un visage dahoméen.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyLun 11 Mai 2009 - 12:54

Dans le Panthéon Congo, sont honorés des esprits qui sont venus de l’Afrique centrale, mais qui ont pris un visage dahoméen.



« Les
autres ethnies se manifestent à l’intérieur de ces panthéons, soit par
des divinités imposées, comme les loas Sénégal à l’intérieur du Pétro
ou les loas Ibo à l’intérieur du Rada, soit par des pas de danse comme
le Mayi à l’intérieur du Rada ou le mondong chez les Pétro. Il existe
aussi un panthéon purement Congo qui est resté très ethnique, qui
exalte le côté très festif de la vie et en même temps le pouvoir
politique. Chacun de ces trois panthéons possède son cérémonial propre.
On ne peut les confondre. Les incantations, la cuisine rituelles sont
différentes pour chaque panthéon. Les Pétro boivent sec, mangent cru.
Les Rada mangent cuit et n’aiment pas l’alcool.




« Toutes
les autres ethnies qui se sont coulées dans le vaudou ont adopté
l’idéologie Fon et ont paré leurs dieux d’un masque Rada. Ils sont les
cavaliers divins qui possèdent leurs fidèles, ce qui est typiquement
d’Afrique occidentale. La possession n’est pas du tout connue ainsi en
Afrique Bantoue. On les invoque dans des vases sacrés. Ils transmettent
leurs pouvoirs aux feuilles et surtout, on peut accéder au culte par
l’initiation. Le vaudou organise les forces multiples qui animent
l’univers. Il établit avec elle un dialogue qui permet de les rendre
bonnes pour les hommes. Il faut d’abord les nommer toutes sans en nier
aucune. Les panthéons les rendent présentes et les incarnent. Le Rada
exaltera le côté lumineux de l’homme et de la vie, les sentiments dans
leur aspect bénéfique, l’action bienfaisante du spirituel. Les loas
Rada sont des loas de lumière. Le Pétro prendra en charge le côté
obscur de l’homme et de la vie. Les sentiments dans leur aspect
dangereux. L’action ambiguë du spirituel, donc la magie. C’est un
espace où l’homme dirige les esprits. Le Congo sera l’aspect festif et
l’aspect régalien du pouvoir.




« Cette
séparation veut simplement dire que tout ce qui est humain s’exprime au
sein de la religion vaudoue. Elle ne veut pas dire qu’il y a des
esprits mauvais ou des esprits bons. Il y a des esprits qui expriment
la colère de l’homme et des esprits qui expriment la bonté de l’homme.




« A
partir de ces données nous pouvons aborder le concept central du vaudou
haïtien qui est la notion de loa, l’esprit. Comme celui de Vodun en
Afrique occidentale, le loa est un curieux mélange de l’abstraction la
plus poussée et du concret le plus proche du quotidien. Dans un premier
temps, on est dans un monde de concepts purs de catégories quasi
platoniciennes. La violence, l’amour, la connaissance, la puissance
sont prises en charge par des classes de divinités. Ogun, Erzulie,
Loko, Aïzan, ces noms de dieux renvoient immédiatement à ces concepts
généraux. Dans un deuxième temps, ces concepts s’incarnent, se
concrétisent, s’humanisent, s’anthropomorphisent . Chacune des
catégories abstraites deviennent une famille dont les membres épuisent
l’archétype et l’envisagent sous tous ses modes et dans toutes ses
implications. Par exemple, chez Ogun, il y aura un Ogun Batala qui
sera l’incarnation de la virilité triomphante, un Ogun Feray qui sera
le dieu de la guerre, du fer, de la forge. Badagris sera un grand
buveur agressif, Balangjo sera joyeux, incarnera la maturité de
l’homme, sa force. Chango sera bénéfique, à la jeunesse triomphante, à
la voix de tonnerre. Ogun yeux ruj sera un vieillard malfaisant.
L’homme dans tous ses états.


« Chez
les Erzulie, Freda Dahomey sera voluptueuse, douce, amoureuse,
coquette. Maîtresse Erzulie sera dominatrice. Elle fait souffrir ses
amants. Grand Erzulie sera vieille et plein de sagesses. Dantor sera la
mère, la magicienne. Erzulie yeux ruj sera l’amoureuse jalouse. Kaoulo
sera la colère de la femme, et Mapiang sera malfaisante.




« Là
se trouvent tous les éléments, les coulisses du théâtre sacré et dansé
du vaudou où la société se joue elle-même ses fantasmes. Et la
multiplication d’une catégorie divine se fait aussi bien à l’intérieur
d’un même panthéon qu’à travers les différents panthéons. Les aspects
bénéfiques et lumineux seront Rada. Les aspects violents et maléfiques,
Pétro.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyLun 11 Mai 2009 - 12:55

Il
ne faut pas croire que ces aspects violents ou plus obscurs sont
considérés comme forcément menaçants forcément par les fidèles vaudous.
Les Haïtiens ont une tendresse particulière pour les loas Petro qu’ils
trouvent toujours à leurs côtés pour les soutenir dans les moments
difficiles alors que les Rada sont considérés comme des ornements
prestigieux, un luxe en quelque sorte. Les esprits « sérieux » sont les
esprits Petro. On fait appel à eux quand on a vraiment besoin d’être
soutenus ou d’agir sur le monde.




« Le
vaudou est également une arme contre l’oubli. Ses temples préservent la
mémoire. L’histoire mouvementée du pays rend particulièrement ardue
cette entreprise de conservation et de fidélité aux ancêtres. La force
de cette religion vient essentiellement de l’inscription profonde de
l’héritage dans le corps même de chaque initié. La danse est une
prière. Les connaissances transmises par l’initiation sont inscrites
dans le corps et au cœur même de l’inconscient par des séquences mémo
techniques complexes qui associent rythmes, sons, formules verbales,
couleurs, senteurs, scarifications. Aujourd’hui, si on se rend dans un
temple vaudou, on trouve encore des traits du culte décrits par les
premiers et les plus fameux de ses observateurs : Alfred Métraux,
Pierre Mabille, Jean Price Mars, Maximilien, Milo Rigaud, Melvil
Hersckovitz. Cependant, d’entrée de jeu, on perçoit dans la majestueuse
liturgie décrite par ces précurseurs, une frénésie révélatrice des
pathologies générées par l’histoire récente. Car le vaudou donne à voir
l’histoire. Il joue son rôle de thérapie. La créativité déployée dans
son champ est un exutoire aux frustrations. La présence tutélaire des
loas et mystères est un baume pour les blessures infligées une fois
encore au peuple de ce pays. L’aspect de pure célébration a visiblement
cédé le pas aux aspects plus pragmatiques, plus utilitaires. On peut
dire qu’il y a un impact grandissant de la magie. Les fidèles ont
besoin d’être soutenus, d’être aidés et d’avoir un recours contre le
désespoir. Pourtant, il ne s’agit pas d’une incongruité ou de quelque
signe de dégénérescence. La faculté de renouvellement et de souplesse
du vaudou se déploie une fois de plus, et une fois de plus, il préserve
l’intégrité de son héritage africain.




« Certains
ethnologues et intellectuels, dans la louable intention de laver le
vaudou de l’aura diabolique qui l’entoure dans l’imaginaire occidental
depuis l’époque coloniale, ont voulu séparer la magie dite détestable
et maléfique, de la religion dite respectable et bénéfique. Le silence
narquois opposé par les prêtres à ces démonstrations péremptoires nous
avait mis la puce à l’oreille. Une nouvelle approche plus libre du
vaudou par les jeunes chercheurs haïtiens a permis de faire un sort
aux tentatives dichotomiques des anciens observateurs.




« Il
ne s’agit plus aujourd’hui de conquérir l’estime de l’occident en
voulant à tout prix correspondre à ses critères éthiques, mais bien de
comprendre pour soi-même la complexité de l’héritage culturel. Rachelle
Beauvoir qui est l’une des anthropologues les plus douées de la
nouvelle génération, explique avec finesse : « Né de la nécessité, le
Vaudou embrasse dans une vision fondamentale la magie et la religion de
manière à la fois autonome et fusionnelle. » De ce point de vue, il se
démarque de la tradition judéo-chrétienne, laquelle, depuis le Moyen
Age, s’est purgée de son côté magique. Dans le Vaudou, chaque temple,
même celui d’aspect le plus religieux au sens conventionnel, est placé
sous le patronage de plusieurs loas travay. Les divinités qui, comme
l’indique la phonétique, travaillent. Elles rendent aussi des services
et veillent à la prospérité de ceux auxquels elles appartiennent. Au
cours des cérémonies, les loas sont convoqués. Il n’est pas question de
leur rendre un hommage religieux, ce qui est en soi révélateur d’une
pratique magique. Le loa, en échange de dons réguliers en provisions de
bouche, offre sa protection et ses prédictions aux fidèles pendant les
séances de divination. On attend aussi de lui la guérison sous forme de
traitements thérapeutiques ou d’exorcisme. On tolère mal ses
insuffisances dans ce domaine. S’il veut exister, ce corps mystico
religieux se trouve en quelque sorte dans l’obligation de prouver
l’efficacité de sa magie. Toutes les techniques utilisées doivent être
considérées à la lumière d’une représentation de soi où les esprits
manipulables, entrent en permanence en contact avec d’autres forces,
l’ensemble étant soumis à une puissance supérieure.




« Il
n’y a là rien de bien nouveau dans la réalité des faits ici évoqués, si
ce n’est le ton d’orgueilleuse affirmation de ce que l’on est. En
effet, le vaudou s’est toujours donné pour une religion où le créateur
une fois sa tâche achevée, s’est retiré du monde, selon une théologie
africaine largement répandue, confiant les affaires d’ici bas à des
esprits subalternes doués de pouvoirs spécialisés. Le caractère
égalitaire, parfois même cavalier des relations entre les esprits et
leurs fidèles a toujours étonné les observateurs non avertis.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyLun 11 Mai 2009 - 12:55

Dans
cette perspective, la magie est l’action souveraine de l’homme sur la
nature par la mise en œuvre de forces mystiques déléguées. Elle prend
en charge le désordre au sein de l’univers en l’élaborant et en
improvisant un fabuleux bricolage. La religion quant à elle, est la
mise en ordre de ces forces naturelles par la rigueur de la liturgie
que les vaudouisants appellent règlement de la mythologie et des
cosmogonies. La magie absorbe le désordre, la religion met de l’ordre.
Les deux systèmes sont mis en action dialectique à l’intérieur d’une
construction mystique qui se joue du déséquilibre du désordre et vise à
l’harmonie intense par la fusion des contraires. L’ordre religieux se
dispense dans les grands rituels Rada alors que la magie déploie toutes
ses facettes par l’entremise du Pétro et du Bizango qui font partie
intégrante du Vaudou, et des sociétés secrètes qui manipulent les
énergies disponibles de la nature.




« La
magie, à cause même de ses pulsions aventureuses, est perméable à tous
les occultismes. C’est ainsi qu’y sont visibles des influences
d’occultisme occidental, la franc maçonnerie, le rose croix, etc. Mais
tout cela, c’est le vaudou qui, selon la parole d’un vénérable, est
comme le vent : il va, il vient. Il n’est jamais le même. Il faut
cependant souligner la vulnérabilité de ce vaste ensemble magico
religieux qui ne cesse de se mettre en péril ; qui affronte les yeux
ouverts des risques. S’il se coupait du système rigoureux de perception
et de pratique qui le fonde, il risquerait de basculer dans la magie
instrumentale et la superstition. C'est-à-dire la confusion entre la
forme et un contenu antinomiques avec les traditions libertaires qui
ont présidé à la naissance du vaudou haïtien.




« Un
autre phénomène donne aujourd’hui son visage propre au vaudou
contemporain : le vaudou des villes et le vaudou des champs. Il s’agit
de l’émergence de tout un aréopage des jeunes artistes et intellectuels
venus essentiellement de la classe moyenne qui fournit au pays tous ses
cadres, que ce soient les professions libérales ou la fonction
publique. Ces jeunes intellectuels et artistes désirent assumer
l’héritage africain tant dévalorisé par la société dominante. Ils le
savent : cet héritage a assuré par sa vitalité la survie du pays.




« Ce
mouvement de retour vers les racines de la culture a eu une influence
considérable sur les sanctuaires les plus prestigieux et, à travers
eux, sur le vaudou tout entier. La religion traditionnelle sort de la
clandestinité où l’avaient confinée les élites urbaines occidentalisé
es. Ces jeunes n’ont plus peur de se déclarer initiés. Grâce à eux les
umfors qui se dissimulaient discrètement au milieu des villages
arborent des fresques rutilantes sur leurs murs extérieurs et signalent
fièrement leur présence par un drapeau signé. Grâce à eux, certains
grands prêtres ont fait le voyage en Afrique et ont reçu dans leur
sanctuaire des visiteurs de marque venus du continent originel.
Imaginez que depuis 1791 les contacts avec l’Afrique avaient été
rompus, si bien que dans certains sanctuaires, l’Afrique n’était plus
perçue comme un lieu géographique réel, mais comme une province
mythique où vivaient les ancêtres et vers laquelle on retournait après
la mort. Aujourd’hui, les hunsi et les prêtres des deux sexes font
leurs emplettes sur les marchés africains. Lors du grand rituel auquel
j’ai assisté l’année dernière à Souvnance qui est le sanctuaire
dahoméen, les dignitaires et les initiés étaient parés de superbes
costumes droit venus de Cotonou. On mesure mal l’impact d’un tel
mouvement.




« Assurément,
on peut reprocher à certains jeunes citadins leur dogmatisme, leur
raideur, leur obsession à codifier une religion qui n’a dû sa survie
qu’à sa grande flexibilité. On pourrait aussi les mettre en garde
contre cette volonté qu’ils ont de produire à tout prix des grimoires
ou des codes visant à régir le vaudou. Jusqu’à aujourd’hui, la
bienveillante vigilance des prêtres traditionnels a su contenir le zèle
de ces ayatollahs en herbe. Leur action turbulente et désordonnée s’est
heurtée à la tranquillité souriante des vieux sages toujours prêts au
dialogue, toujours prêts à écouter, à s’enrichir de nouvelles
connaissances tout en préservant l’essence de la tradition. Il y a tout
à parier que le vénérable règlement qui depuis la nuit des temps
protège le vaudou contre les initiatives intempestives venues de la
ville fera son œuvre. D’ailleurs, plusieurs de ces jeunes citadins
après une initiation au plus haut niveau sont rentrés dans le chemin de
la sérénité ancestrale. Pour les autres, les plus intransigeants, les
plus arrogants, il s’agira de comprendre que le mode de transmission
privilégié du patrimoine religieux africain, est l’initiation basée sur
une tradition orale ancienne, porteuse d’un savoir faire pédagogique
riche et original, plus apte à assurer la pérennité du vaudou que des
pseudo bibles produites par des néophytes. Je ne veux pas dire que le
vaudou est incompatible avec l’écrit. Ce sont là des querelles qui n’en
finissent pas ! Je veux simplement dire que le mode de transmission
initiatique des connaissances est essentiel à la survie du Vaudou. Il
est bien plus riche par sa complexité que l’écrit qui fait référence à
des connaissances plus cartésiennes et plus limitées. Cette volonté à
tout prix d’écrire représente l’éruption masquée d’un comportement que
nous connaissons bien, car il a toujours caractérisé la classe moyenne
de ce pays, c’est le désir de correspondre aux critères occidentaux, le
besoin désespéré de conquérir une respectabilité internationale qui
passe par l’écrit. Donc il faut passer par « la Bible ». Et on écrit la
Bible ! Je peux vous dire que les Bibles qui ont été produites sont
plus risibles qu’autre chose !




« Cependant,
tout avait commencé par la musique. A la fin des années 1970, ce qu’on
appellera bientôt les musiciens « rasin » se préparent à sortir le
vaudou du domaine étroit des thèses universitaires pour en faire une
source vivante d’inspiration. Le vaudou va rentrer dans la vie profane
et va se « décomplexer ». Des jeunes artistes militants, par la seule
magie du rythme vont emporter toute la population d’Haïti dans une même
communion fervente dansée autour des mystères africains. En 1976 Ronald
Derenancourt, percussionniste vivant en diaspora (à New York) décide de
rentrer au pays. Bientôt il redevient tambourineur et revendique
fièrement son nom d’initié « Aboudja » et il fonde le groupe « Sa ».
C’est le début d’une révolution musicale sans précédents, qui aura une
nombreuse postérité. A sa suite, de nombreux jeunes musiciens
effectueront le retour dans le sein chaleureux des umfors. Le mouvement
« Rasin » naît. On quitte la frivolité du Compas et les textes de cette
musique. En même temps qu’ils rendent hommage aux divinités du vaudou
et à la tradition africaine, ils dénoncent la misère, la corruption,
les injustices sociales du système générateur d’exclusions pour la
majorité du peuple.




« Les
noms de ces groupes rasin sont l’emblème de la révolution musicale de
ces trente dernières années. Sur les ondes des radios, dans les grands
rassemblements de jeunes, et surtout sur le béton des villes ils sont
l’expression de ce vaste mouvement populaire qui va culminer avec
l’accession au pouvoir du président Aristide. Ces groupes s’appellent
Foula, Boukan Ginen, Ram, Azor, Racine Mapou, Chandelle, Koudjay,
Kanpèch, Tokay, Assotor, Sanba Yo, Rara Machine, sans oublier le plus
fameux de tous, Boukman Eksperyans. L’âge d’or de la musique rasin
continue encore aujourd’hui malgré les divisions et les retournements
politiques parfois vertigineux. Ce qui reste commun, c’est la volonté
de rester proches du peuple à la source même de l’inspiration.




« C’est
dans la foulée de ce mouvement rasin que s’inscrit le retour aux
sources de ces jeunes intellectuels dont je vous parlais tout à
l’heure. Eux aussi se font initier publiquement, soit dans des
sanctuaires familiaux qui par le passé s’entouraient de beaucoup de
discrétion, soit dans l’un des sanctuaires fameux du pays. Très vite
naissent des associations de protection du vaudou comme Zentray
(acronyme de z’enfant traditions haïtiens) qui en créole signifie cœur.
Evidemment, ces groupes se prétendent chacun détenteurs de l’orthodoxie
et ça donne à des joutes oratoires aussi spectaculaires
qu’interminables. Leur but véritable qui est de sortir le vaudou, et
avec lui tout le peuple haïtien, de la marginalisation, coïncidait avec
un des slogans fondamentaux du mouvement populaire qui a abouti à
l’arrivée sur la scène politique du premier président librement élu
d’Haïti : la lutte contre l’exclusion. Le président Aristide reçoit
lors de son intronisation en 1991 son écharpe bicolore des mains d’une
mambo. C’est une première dans l’histoire d’Haïti. Le président
accueille publiquement des prêtres Vaudous au palais National et
participe avec eux à des cérémonies œcuméniques pour célébrer son
accession au pouvoir.




« Les
associations de jeunes vaudouisants se constituent en groupes de
pression pour obtenir que la religion ancestrale continue à jouer son
rôle de libération. Ils participent aux cellules d’alphabétisation et
leur lutte obtint à ce jour une victoire d’importance. C’est la
promulgation de la loi d’avril 2003 reconnaissant au vaudou un statut
légal équivalent à celui des autres religions présentes sur le
territoire national. En effet, la constitution de 1987, en rupture avec
les précédentes qui avaient institué le catholicisme en religion
d’Etat, inaugurait une république laïque accordant la même protection à
toutes les institutions religieuses présentes sur le territoire
national. Seul le vaudou demeurait dans l’ombre. Il était logique que
le gouvernement qui faisait de la lutte contre l’exclusion sa priorité
comble cette lacune. Il n’y serait pas parvenu sans la pression, sans
la collaboration constante et efficace des associations de
vaudouisants.




« Cette
loi souleva des polémiques véhémentes qui prouvent, s’il en était
besoin, que les problèmes d’identité sont loin d’être résolus en
particulier chez les intellectuels traditionnels. Pour comprendre le
choc provoqué par ce texte de loi, somme toute banal, dans les classes
supérieures de la société, il convient de se rappeler que toutes les
législations qui l’ont précédé traitaient le vaudou comme une pratique
délictueuse. Le code rural de Boyer punissait d’amendes et
d’emprisonnement les pratiques du vaudou. Les législations suivantes
traitaient des pratiques cannibales attribuées au vaudou. Et toutes les
célébrations religieuses jusqu’à cette date 2003 ne pouvaient être
accomplies sans autorisation préalable et moyennant paiement d’une
taxe.




« Suite
à la promulgation de la loi, une cellule composée de jeunes
vaudouisants est créée à l’intérieur du ministère des cultes. Elle est
chargée des relations entre l’Etat et les différents sanctuaires pour
faciliter la compréhension des nouvelles dispositions légales.
Désormais, comme toutes les autres Eglises en Haïti, les sanctuaires du
Vaudou sont censés disposer de franchises pour importer les objets
nécessaires à leur culte, à leur ministère. La loi permet également que
les sacrement qui sont perpétrés, exécutés à l’intérieur des
sanctuaires autour des mariages, des naissances, des enterrements,
puissent être enregistrés par l’Etat civil comme pour les autres
religions.




« Il
faut sortir le vaudou de cette espèce de clandestinité où il avait
toujours été et cette cellule à l’intérieur du ministère des cultes
joue un rôle très important puisqu’il faut aller expliquer leurs droits
à des gens qui n’en ont jamais eus. Des prêtres et des militants
vaudouisants venus des coins les plus reculés du pays se sont retrouvés
à l’intérieur d’un ministère. On n’avait jamais vu ça ! Cette cellule
aura, si elle est maintenue, un grand rôle à jouer dans l’intégration
institutionnelle du vaudou. Cet aspect est important quand on connaît
la complexité des fonctions assurées par les umfors dans la vie rurale.




« Aujourd’hui
une fois de plus, Haïti vit un moment de désastre national à tous les
niveaux. Après le départ des Duvalier, et malgré d’inévitables
trébuchements, nous pensions nous être engagés de manière irréversible
dans le chemin de la construction d’un Etat démocratique. Aujourd’hui
que se profile à l’orée de la lutte du peuple des silhouettes sinistres
que nous croyions à jamais exorcisées, peut-être comprenons-nous que
les vraies révolutions les plus profondes ne se passent pas toujours là
où on les attend. Peut être que la vraie révolution en Haïti s’est
faite très lentement, dans un ample et patient mouvement de repli vers
les racines pour qu’enfin la femme, l’homme haïtien de demain germe et
grandisse s’acceptant en toute fierté, assumant leur identité multiple
dont les racines les plus profondes sont en Afrique. »













<blockquote>
</blockquote>
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyLun 11 Mai 2009 - 13:01

Pipo,

Ou te renmen fanm sa a?
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyLun 11 Mai 2009 - 13:05

Anpil,se pa Titid non ki te fem dekouvri li.Li tap travay nan TNH depi sou janklod.Li fout bon tout bon.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyLun 11 Mai 2009 - 13:07

piporiko a écrit:
Anpil,se pa Titid non ki te fem dekouvri li.Li tap travay nan TNH depi sou janklod.Li fout bon tout bon.

Mwen te rankontre'l nan yon manifestasion pou Titid sou Belè.

Ah!!!!!!!!!!!!! Vagabon te gouye nan bouda li.
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Rico
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyLun 11 Mai 2009 - 13:44

Wouyyyyyyyy ki lobèy papa mon Dye
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMar 12 Mai 2009 - 10:15

Madanm sa a sanble li pa trayi.
Se yon fanm ki sòti lan nannan boujwazi tradisyonèl lan Li ta kapab frankofou tankou zòt ,men sanble li anbrase pèp li .

Li fèm sonje defen Emile (Milo) Rigaud ki te fè menm pa kou an.Milo Rigaud desann de fanmi ki te fè gè sivil kont Tousen an.

Kimoun ki pa sonje "poulè Desquiron"?
Lan palans yon seri de nèg ;madanm sa a pa nenpòt ki.
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piporiko
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMar 12 Mai 2009 - 10:33

Joel a écrit:
Madanm sa a sanble li pa trayi.
Se yon fanm ki sòti lan nannan boujwazi tradisyonèl lan Li ta kapab frankofou tankou zòt ,men sanble li anbrase pèp li .

Li fèm sonje defen Emile (Milo) Rigaud ki te fè menm pa kou an.Milo Rigaud desann de fanmi ki te fè gè sivil kont Tousen an.

Kimoun ki pa sonje "poulè Desquiron"?
Lan palans yon seri de nèg ;madanm sa a pa nenpòt ki.

Se te papa li.Se moun jeremie yo ye.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMar 12 Mai 2009 - 10:34

mOUN KI MOUN LAN LI PA BESWEN NYE ORIJINN LI NI NYE KILTI LI ,LANG LI POU L GENYEN VALè.o kontrè li chache konprann orijinn li poukisa se relijyon saa ki pi popilè an ayiti.mwen sonje Pè Antoine Adrien yon ayisyen total kapital.mwen di ayibobo pou fanm saa.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMar 12 Mai 2009 - 11:38





A Jean-Claude Bajeux









  • Lettre ouverte de Lilas Desquiron








    Monsieur,














    La lecture de votre lettre à M. Douste Blazy, Ministre des Affaires
    Etrangères français, m’a remplie d’hilarité. Comment pouvez-vous ignorer le
    dédain que ne peut manquer d’éprouver ce ministre devant la servilité et le
    manque de fierté nationale ? Rochambeau lui-même avait manifesté son respect
    à un adversaire digne et courageux…Je ressens de la pitié pour vous tous, "
    intellectuels " haïtiens, qui vous placez en position de laquais devant la
    France, son ambassade et ses institutions, car vous ne recevrez, avec
    quelques maigres deniers, que le mépris que vous méritez.




    Imaginez vous que, par la seule magie des mots, vous puissiez transformer
    des mensonges en parole d’évangile ? Par la force brutale, vous, vos pareils
    et vos maîtres, avez renversé le président légitime et élu du pays. Imaginez
    vous que vos pauvres paroles feront croire que la légitimité est de votre
    côté ?





    Les prisons étaient vides sous le gouvernement du Président Aristide, vous,
    vos pareils et vos maîtres, les avez remplies de prisonniers politiques.
    Sans même une parodie de jugement, le Père Jean-Juste, So Anne, Yvon
    Neptune, Jocelerme Privert et tant d’autres, anonymes, dont le peuple vous
    demandera compte, croupissent dans vos geôles ; sans oublier tous ceux,
    morts pour leurs idées, alors que circulent en toute impunité des
    tueurs recherchés internationalement, que le gouvernement en place a sacrés
    " combattants de la liberté ", sans que vous (et vos amis défenseurs des
    Droits de l’Homme) n’ouvrissiez la bouche.




    Le peuple, frustré du fruit de son juste combat, face à des bandes armées
    d’assassins fascistes (des vraies celles là, menées par des criminels de
    droit commun notoires), soutenues par les forces internationales et les
    compradores : la lutte semble inégale ! Mais on a déjà vu pareille
    improbable victoire s’imposer à la face du monde.





    La population entière vous a entendus baver votre haine et vos mensonges, en
    toute sécurité sur tous les medias pendant le mandat du " dictateur ". Une
    fois de plus, il ne suffit pas d’énoncer une contre-vérité pour la rendre
    vraie. Qui sont les journalistes emprisonnés et torturés par le " tyran "?
    Ne ressortez pas Jean Dominique, assassiné crapuleusement. Vous ne semblez
    plus vous soucier de ce malheureux cadavre, maintenant qu’il ne sert plus
    vos desseins. Personne n’a remarqué que le procès de ses assassins n’a
    jamais eu lieu.




    Vous avez été complices de l’asphyxie économique du gouvernement du peuple
    par l’Empire et vous voudriez faire croire que ses maigres ressources
    venaient du trafic de la drogue ? Vous souhaitiez que le Président Aristide
    fut acculé à cette extrémité… Mais quand cesseront les imprécations pour
    faire place aux preuves ?




    Vous êtes complices des hordes nationales et internationales qui assassinent
    en masse, une fois de plus, les exclus de ce pays que vous appelez
    "chimères " pour ne pas reconnaître qu’ils sont la majorité. Et vous
    voudriez faire croire que ce peuple est avec vous ? Mais les viols, les
    exécutions sommaires, les meurtres de femmes et d’enfants dans les quartiers
    populaires, le peuple, lui, sait qui en sont les auteurs. Et d’abord,
    Jean-Claude Bajeux, vous et votre " Centre Œcuménique des Droits de l’Homme
    " ainsi que les autres ONG du même tonneau, vous êtes étrangement silencieux
    sur les violations des Droits de l’Homme dont sont victimes aujourd’hui vos
    concitoyens et que dénonce quotidiennement Amnesty International.




    Pour finir, vous envoyez votre pauvre dictée au ministre des affaires
    étrangères français, vous faites le délateur. Vous dénoncez la nomination,
    au Conseil Consultatif des Droits de l’Homme, d’un frère qui, lui, offre
    l’image d’un fier combattant pour la dignité de sa race. Que c’est pitoyable
    ! Cette triste lettre, ainsi que votre comportement honteux en 2004, année
    du Bicentenaire de notre Indépendance, resteront dans nos mémoires comme des
    actes indignes. Je tiens à faire savoir ici qu’il existe des Haïtiens,
    nombreux, dont la colonne vertébrale est restée verticale et qui seront
    toujours du côté de ceux qui luttent pour leur souveraineté.





    Sans doute, en lisant cette lettre, vous précipiterez-vous chez vos maîtres,
    pour vous livrer à une nouvelle délation. Je vous épargne cette peine en la
    rendant publique




    J’ai l’honneur, monsieur, de ne pas vous saluer.




    Lilas Desquiron












  • Solidarité avec Claude Ribbe



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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMar 12 Mai 2009 - 11:50

Wipip,koumanman,koumatiboulout,kòmabo
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMar 12 Mai 2009 - 11:52

Komabo Lilas, bali, Baje merite sa.
Mete pou li.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMar 12 Mai 2009 - 12:45

Sa fiyèt lalo, manman wangatèz sa genyen.Ki chalè kap pran l,ki nostalji kap anvayi l.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMar 12 Mai 2009 - 12:53

Rico a écrit:
Sa fiyèt lalo, manman wangatèz sa genyen.Ki chalè kap pran l,ki nostalji kap anvayi l.

MWEN TE KONN SA ,ABONOTCHO!!!!MOVE ZANGI,MANJE RANJE!!!!
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMar 12 Mai 2009 - 14:14

piporiko a écrit:


MWEN TE KONN SA ,ABONOTCHO!!!!MOVE ZANGI,MANJE RANJE!!!!

Pipo mwen konprann sa fè w mal. Pale ak manman sosyèz di l mete dlo nan diven li. Sispann voye jilbrèt.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMer 13 Mai 2009 - 6:48

Nèg ap rele madanm lan sòsyèz.
Li se yon antropològ ,li dwe etidye relijyon Vodou an e pou li eksplike lòt moun li.
Se pou sa li te al lekòl.Sa pa menm vle di ke li se yon kwayan lan Vodou ou byen ke l menm se yon kwayan.
Epitou tèks lan di ke li etidye ak LEVI-STRAUSS ki repite kòm 2 zou 3 pi gran antropològ ki genyen ou ki te genyen.
Sa vle di ke madanm lan ka konnen de kisa l ap pale.

Kote frap madanm lan di,se sous frap lan.Fanmi DESQUIRON an ,se yon fanmi ki toujou gen diferan biznis ann Ayiti depi dikdantan.
Madanm lan se pa yon moun ki bezwen djòb Leta pou l viv.
Kout pye li mete lan bounda GNBis yo ka fè pi mal ke nenpòt lòt ke yo te ka ba yo

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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMer 13 Mai 2009 - 11:13

Youn lan pwoblèm nou, se manke moun dega,
se derespekte moun ki merite respè.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMer 13 Mai 2009 - 11:45

Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de Desquiron


Pipo,

Eske pèsonèlman manzèl inspire ou konfians?

Mwen pa renmen fom tèt li.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMer 13 Mai 2009 - 12:14

colocolo a écrit:
Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de Desquiron


Pipo,

Eske pèsonèlman manzèl inspire ou konfians?

Mwen pa renmen fom tèt li.

Se youn nan meye moun mwen te rankontre.Map pi fel konfians nan fe nwa ke RICO ak THUNDER.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMer 13 Mai 2009 - 12:19

piporiko a écrit:
colocolo a écrit:
Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de Desquiron



Pipo,

Eske pèsonèlman manzèl inspire ou konfians?

Mwen pa renmen fom tèt li.

Se youn nan meye moun mwen te rankontre.Map pi fel konfians nan fe nwa ke RICO ak THUNDER.

Men pwoblem mwen ak manzèl.

Grimèl, grimo?

Moun Jeremie, moun Jeremie?

Li rapele'm Cedras.
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MessageSujet: Re: Lilas Desquiron Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de   Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de EmptyMer 13 Mai 2009 - 12:54

colocolo a écrit:
piporiko a écrit:
colocolo a écrit:
Lilas Desquiron 	  Lilas Desquiron est née en Haïti. A seize ans, par souci de Desquiron



Pipo,

Eske pèsonèlman manzèl inspire ou konfians?

Mwen pa renmen fom tèt li.

Se youn nan meye moun mwen te rankontre.Map pi fel konfians nan fe nwa ke RICO ak THUNDER.

Men pwoblem mwen ak manzèl.

Grimèl, grimo?

Moun Jeremie, moun Jeremie?

Li rapele'm Cedras.

ARRETE,C DU N'IMPORTE KOI.YON MOUN KONSA ,LI PI ITILE PEYI A KE THUNDER,RICO AK TOUT KOK-KK.
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